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CANCER de la TÊTE et du COU : Il se détecte aussi dans l’urine

Actualité publiée il y a 1 mois 5 jours 8 heures
JCI Insight
Un test urinaire vient d’être mis au point, capable de détecter des fragments d'ADN tumoral circulant dans des échantillons d'urine (Visuel Adobe Stock 334065984)

La biopsie liquide va bientôt permettre de détecter un cancer rare et complexe à diagnostiquer, le cancer de la tête et du cou : un test urinaire vient d’être mis au point par ces biologistes et cancérologues de l’Université du Michigan (UM), capable de détecter des fragments d'ADN tumoral circulant dans des échantillons d'urine. Cette alternative non invasive aux tests traditionnels vient d’être documentée dans la revue JCI Insight.

 

Le virus du papillome humain (HPV) est largement reconnu comme à l'origine du cancer du col de l'utérus, mais on constate de plus en plus qu'il provoque aussi des cancers de la bouche, de la gorge et d'autres régions de la tête et du cou. L’équipe du Rogel Cancer Center de l'Université du Michigan précise que ce test pourrait faciliter la détection précoce de ce type de cancer, pour lequel il n’existe actuellement pas de méthode de dépistage fiable. Comme pour tous les types de cancers, la détection précoce est essentielle car permet de meilleurs résultats pour les patients.

 

L’étude a utilisé le séquençage du génome entier pour identifier l’ADN circulant à détecter, et révèle que :

 

  • les fragments d'ADN acellulaires libérés par les cellules tumorales, qui sont transmis de la circulation sanguine à l'urine par les reins, sont pour la plupart ultra-courts, avec moins de 50 paires de bases ;
  • compte-tenu de leur petite taille, ces fragments sont susceptibles de passer inaperçus lors des tests traditionnels de biopsie liquide dans le sang qui détectent, également, l'ADN tumoral circulant, mais sont conçus pour cibler des fragments d’ADN plus longs ;

 

En phase de home-test : le nouveau test a déjà été distribué à des fins de recherche à des patients résidant dans le Michigan, ce qui permet actuellement aux chercheurs de recueillir des données significatives d’efficacité. Les participants collectent un échantillon d'urine et le renvoient au laboratoire de l'UM, où d’autres tests standards, sont effectués afin de confirmer, détecter la présence ou l'absence d'un cancer de la tête et du cou.

 

Déjà des implications positives : le nouveau test a déjà permis de détecter les récidives du cancer bien plus tôt que ce qui aurait été possible avec les protocoles actuels par imagerie.

 

L’urine se révèle un terrain d’application de plus en plus prometteur pour la biopsie liquide, concluent les auteurs, « car elle contient des données sur de nombreux types de cancer, même si elle est produite dans les reins. Le nouveau test de plus prend en compte la différence de taille des fragments d’ADNc et ce principe va permettre d’optimiser les autres tests par biopsie liquide, déjà développés pour différents cancers ».

 

Enfin, les tests d’urine garantissent une observance parfaite des patients sous surveillance active, en raison de leur facilité d’utilisation et de la possibilité de les effectuer à domicile, au contraire des analyses de sang.

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