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CANCER de l’OVAIRE : Le détecter à l’échographie ?

Actualité publiée il y a 3 mois 3 semaines 1 jour
Radiology
L'apparition de certains modèles de lésions ovariennes à l'échographie est un prédicteur efficace du risque de cancer, et que l’identification de ce marqueur pourrait permettre d’éviter des chirurgies inutiles (Visuel Fotolia).

Cette équipe de techniciens en imagerie et de médecins de l'Université de Rochester exploite l'échographie pour prédire le cancer de l'ovaire. L’équipe montre dans la revue Radiology que l'apparition de certains modèles de lésions ovariennes à l'échographie est un prédicteur efficace du risque de cancer, et que l’identification de ce marqueur pourrait permettre d’éviter des chirurgies inutiles.

 

Le cancer de l'ovaire est le plus meurtrier des cancers gynécologiques, rappellent les auteurs et la caractérisation des masses anormales au niveau des annexes ou près de l'utérus, lors de l’échographie est cruciale pour une prise en charge adaptée des patientes. En effet, certaines lésions annexielles peuvent évoluer vers un cancer, d’autres plus nombreuses sont bénignes et ne nécessitent pas de traitement.

 

L'étude : sur la base des caractéristiques vues à l'échographie, l’équipe du Dr Akshya Gupta, à Rochester a évalué si l’approche par échographie pouvait permettre de classer suffisamment finement les lésions annexielles en « classiques » et « non classiques ». Les lésions classiques sont celles couramment détectées telles que les kystes remplis de liquide qui comportent un très faible risque de malignité. Les lésions non classiques comprennent les lésions à composante solide. L’échographie permet de détecter le flux sanguin. Si les systèmes actuels de stratification des risques fonctionnent bien, leu grand nombre de sous-catégories les rendent extrêmement complexes à maîtriser par les radiologues, y compris ceux qui travaillent dans des services spécialisés.

 

Ici, l’examen de 970 lésions annexielles isolées chez 878 femmes, âgées en moyenne de 42 ans, à risque moyen de cancer de l'ovaire (soit sans antécédents familiaux ni marqueurs génétiques de la maladie) confirme une bonne précision et spécificité de l’approche diagnostique par échographie.

 

  • sur les 970 lésions, 53 (6%) étaient malignes ;
  • la fréquence des tumeurs malignes reste <1 % dans les lésions présentant des caractéristiques échographiques classiques ;

  • la fréquence des tumeurs malignes atteint en revanche 32 % pour les lésions présentant une composante solide avec flux sanguin. Ce taux de malignité atteint 50 % chez les participantes âgées de plus de 60 ans.

 

Ainsi, à l’échographie, un schéma d'imagerie classique pour ces lésions, suggère un risque de cancer vraiment faible, cependant un modèle non-classique en apparence, avec présence de composants solides et présence d'un flux sanguin suggère un risque élevé de malignité. En conclusion, l’étude démontre que dans de nombreux cas, l’échographie pourrait être un outil de détection utile pour les radiologues, qui épargnerait à de nombreuses patientes le stress et les complications de la chirurgie.

 

En exploitant bien les fonctionnalités de l'échographie, il est possible de faire un premier triage, et de déterminer quelles sont les patientes devant être orientées vers la chirurgie.

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