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CANCER du SEIN : Un test sanguin simple pour le détecter 5 ans avant

Actualité publiée il y a 1 semaine 2 jours 14 heures
2019 NCRI Cancer Conference
Ce test sanguin identifie la réponse immunitaire du corps aux substances produites par les cellules tumorales

D’ici 4 ou 5 ans, le cancer du sein pourrait être détecté jusqu'à 5 ans avant l'apparition des premiers signes cliniques, par un simple test sanguin identifiant la réponse immunitaire du corps aux substances produites par les cellules tumorales. C’est l’aboutissement des recherches d’une équipe de l'Université de Nottingham (Royaume-Uni), présentées lors de la Réunion annuelle du National Cancer Research Institute.  

 

Les cellules cancéreuses produisent des protéines antigènes, qui amènent l'organisme à produire des autoanticorps. L’équipe de Nottingham a découvert que ces antigènes associés aux tumeurs sont de bons indicateurs du cancer. En identifiant des groupes d’antigènes associés au cancer du sein, les chercheurs sont capables de détecter la présence ou non de cancers.

Identifier les autoanticorps dirigés contre des groupes d’antigènes spécifiques associés à la tumeur

Cette étude pilote a constitué à prélever des échantillons de sang chez 90 patientes atteintes du cancer du sein, au moment de leur diagnostic. Ces prélèvements ont été appariés avec des échantillons prélevés chez 90 patientes exemptes de cancer du sein. Une technologie de dépistage par Analyse par microréseau de protéines permet de détecter rapidement la présence d'autoanticorps dans les échantillons de sang contre 40 antigènes associés au cancer du sein, ainsi que 27 nouveaux antigènes dont on ne connaissait pas encore le lien avec la maladie.

 

Nombre d’antigènes et précision du test : le test consiste donc à identifier dans le sang des patientes les autoanticorps correspondants. Et plus ces signatures sont complètes, c’est-à-dire, plus le nombre d’antigènes -et d’anticorps- pris en compte est important, plus le test devient précis :

  • développé à partir d’un groupe de 5 antigènes, le test détecte le cancer du sein dans 29% des échantillons des patientes atteintes du cancer (sensibilité) et identifie 84% des échantillons de contrôle comme étant sans cancer (spécificité);
  • avec 7 antigènes, le taux de sensibilité atteint 35%, de spécificité 79% ;
  • avec 9 antigènes, le taux de sensibilité atteint 37%, de spécificité également 79%.

 

 

Optimiser encore ce test : si les premiers résultats sont encourageants et indiquent qu'il est possible de détecter un signal de cancer du sein précoce, l’équipe travaille actuellement sur les échantillons de sang de 800 patientes et sur un groupe de 9 antigènes et s'attendent à une amélioration de la précision du test.

L’objectif est de pouvoir remplacer en première intention la détection par mammographie et de pouvoir détecter ce cancer de manière plus précoce. Les chercheurs estiment aujourd’hui que le test pourrait être adaptable à la pratique clinique d’ici 4 à 5 ans.

 

 

Idem pour le cancer du poumon, du pancréas, colorectal et du foie : un test similaire pour le cancer du poumon est actuellement testé dans le cadre d'un essai contrôlé randomisé en Écosse auprès de 12.000 participants fumeurs à risque élevé. Les participants dont les auto-anticorps sont positifs sont soumis à un scanner tous les 2 ans afin de détecter le cancer du poumon à un stade précoce. L’équipe travaille également sur des tests similaires pour d’autres tumeurs solides.

 

Le diagnostic précoce utilisant des méthodes non invasives de détection des premiers signes de cancer est une priorité stratégique en santé publique, rappellent les chercheurs.

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