Vous recherchez une actualité
Actualités

CANCER, MALADIE CARDIAQUE: Le lourd tribu des longues heures de travail chez les femmes

Actualité publiée il y a 3 années 1 mois 4 jours
Journal of Occupational and Environmental Medicine

Cette étude de l’Ohio State University confirme tout d'abord une durée de travail très élevée chez les femmes qui combinent carrière professionnelle et obligations familiales. Elle révèle ensuite un lien fort entre ces longues journées de travail et le risque de mamadies chroniques. Ainsi, des semaines de 60 heures ou plus et sur plusieurs décennies vont tripler le risque de diabète, de cancer, de maladie cardiaque et même d’arthrite pour ces femmes. Et ce risque « décolle » dès le seuil de 40 heures par semaine. A lire dans le Journal of Occupational and Environmental Medicine.

De précédentes recherches ont bien montré que des durées trop élevées de travail sont associées à plus de stress, plus de troubles du sommeil, plus de fatigue et globalement un risque métabolique et cardiaque plus élevé. Les femmes vont devoir jongler avec de multiples rôles mais aussi avec de multiples maladies et incapacités, résume l'auteur principal, le Dr Allard Dembe, professeur de gestion des services de santé. Et ce risque prend racine dès les premières expériences professionnelles, à la vingtaine, trentaine, pour se renforcer à la quarantaine, ajoute l'auteur et expliquer de nombreux problèmes plus tard dans la vie. Un résultat « typiquement » féminin, car selon cette étude, les hommes, y compris avec des horaires de travail lourds, semblent « s'en sortir » beaucoup mieux. Les chercheurs ont analysé les données de près de 7.500 participants, hommes et femmes, à la National Longitudinal Survey of Youth nés entre 1957 et 1964 et évalué la relation entre l'incidence de maladies graves et les heures travaillées sur une période de 32 ans. Les chercheurs ont pris en compte les heures de travail auto-déclarées chaque semaine sur plus de 32 ans et ont rapproché cette durée de travail de l'incidence de 8 maladies chroniques.


· Sur la durée de travail,

- une minorité des participants travaillait 40 heures ou moins par semaine,

- 56% : 41 à 50 heures,

- 13% : 51-60 heures,

- 3% : plus de 60 heures.

· L'analyse révèle :

- une relation claire et forte, chez les femmes, entre la durée de travail et les maladies cardiaques, le cancer, l'arthrite et le diabète.

- chez les hommes, avec une durée élevée de travail, une incidence plus élevée de l'arthrite, mais d'aucune autres maladies chroniques.

- les hommes qui travaillent sur une durée plutôt élevée (41 à 50 heures par semaine) présentent même un risque plus faible de maladie cardiaque, de maladie pulmonaire et de dépression que ceux qui travaillent 40 heures ou moins.

« Les femmes ont tendance à prendre en charge toute la responsabilité de la famille et doivent faire face à plus de pression et de stress que les hommes, lorsqu'elles doivent travailler, en plus, de longues heures », conclut l'auteur. « Et à cette durée des journées, s'ajoute, en général, une satisfaction liée au travail, moindre chez les femmes, qui doivent concilier travail et obligations familiales ». C'est donc un nouvel appel à plus de flexibilité …pour réduire le risque de maladies chroniques, les dépenses de santé…et augmenter à la fois le bien-être et la productivité.

Autres actualités sur le même thème