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CÉCITÉ : Du nouveau contre les maladies rétiniennes

Actualité publiée il y a 1 mois 2 semaines 1 jour
npj Regenerative Medicine
Cette nouvelle approche thérapeutique peut être personnalisée, et ajustée de manière à réduire l’inconvénient pour les patients, de recevoir plusieurs injections (Visuel Adobe Stock 80096395).

Un nouveau traitement vient d’être développé par une équipe du The Korea Institute of Science and Technology (KIST), qui permet de ralentir considérablement la progression des maladies rétiniennes responsables de la cécité. Cet hydrogel injectable permet la suppression des microglies inflammatoires et prévient la mort des photorécepteurs dans la rétinite pigmentaire. Cette nouvelle approche thérapeutique, documentée dans la revue npj Regenerative Medicine, peut être personnalisée, et ajustée de manière à réduire l’inconvénient pour les patients, de recevoir plusieurs injections.

 

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) et la rétinite pigmentaire sont des maladies oculaires incurables qui provoquent la cécité en raison de l'endommagement progressif des cellules photoréceptrices ? Ces cellules convertissent la lumière en signaux biologiques dans la rétine, le tissu sensible à la lumière situé à l'arrière de l'œil.

 

  • La dégénérescence maculaire liée à l'âge est une maladie qui endommage la macula, la partie centrale de la rétine, et constitue la première cause de cécité chez les personnes de plus de 65 ans.
  • La rétinite pigmentaire, quant à elle, est une maladie génétique qui provoque la mort progressive des cellules photoréceptrices de la rétine et touche environ 1 personne sur 4.000 dans le monde, provoquant initialement une cécité nocturne, mais conduisant finalement à une perte de vision.

Une libération d'anti-inflammatoires en fonction du niveau de dégénérescence rétinienne

Actuellement, il n’existe aucun remède efficace contre ces 2 maladies, et l’un des traitements consiste à injecter des médicaments anti-inflammatoires dans l’œil pour ralentir l’ampleur des lésions rétiniennes. Cependant, ces injections ne fonctionnent que tant que le médicament reste dans l’œil, ce qui oblige les patients à se rendre régulièrement dans un service ou une clinique spécialisée pour des injections intraoculaires toutes les quatre à 12 semaines, selon la durée de l’effet du médicament.

L'étude : l’équipe du KIST a réussi à incorporer, pour la première fois et avec succès, des médicaments anti-inflammatoires dans un hydrogel, administrable au niveau de la zone enflammée, et permettant de supprimer l’inflammation de la rétine. La substance qui inhibe le facteur inflammatoire EZH2, qui contribue à la dégénérescence rétinienne, et comprend également un agent anti-inflammatoire. L’hydrogel se dégrade lentement lors de la rencontre avec l'enzyme cathepsine, généralement surexprimée dans les environnements inflammatoires, permettant une libération prolongée des anti-inflammatoires.

 

La preuve de concept, chez la souris : chez ces modèles de dégénérescence rétinienne, qui ont reçu une injection du médicament anti-inflammatoire,

 

  • les facteurs inflammatoires de la rétine sont réduits de 6 % ;
  • la dégénérescence rétinienne est considérablement ralentie ;
  • l’effet protecteur sur les cellules photoréceptrices, connues pour être détruites par la dégénérescence rétinienne, réduit par 4 fois la progression de la perte de vision.

 

Moins d’injections : l’hydrogel à base d’acide hyaluronique, qui possède des propriétés mécaniques et optiques similaires à celles du corps vitré de l’œil, va permettre d’adapter le taux de dégradation à chaque patient, réduisant ainsi le besoin d’injections répétées. Cette technologie va donc permettre de redonner aux patients e qualité de vie mais aussi de réduire considérablement les dépenses de soins de santé liées à ces maladies.

 

Pour les patients aux premiers stades de symptômes, la réduction de la fréquence des visites à l’hôpital pourrait être très significative.

 

Il sera donc bientôt possible d’adapter, avec ce nouvel hydrogel, la quantité de médicament et la période de traitement, en fonction de la progression de la maladie.