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CICATRISATION : L’os de seiche pour la réparation osseuse et le soin de plaies

Actualité publiée il y a 1 année 1 mois 1 jour
UTK
L’équipe documente ici plusieurs applications innovantes développées à partir de ce matériau naturel, des implants osseux, notamment pour la chirurgie dentaire, des suppositoires pour le traitement des hémorroïdes et des gels cicatrisants et dispositifs de soin de plaies.

Ces chercheurs lituaniens ont résolu le principal obstacle à l’utilisation de ce matériau naturel, peu coûteux, abondant et prometteur dans la cicatrisation osseuse et cutanée : l’os de seiche, dont les propriété réparatrices et cicatrisantes sont déjà documentées, entrainait jusque-là un risque de réaction allergique. L’équipe documente ici plusieurs applications innovantes développées à partir de ce matériau naturel, des implants osseux, notamment pour la chirurgie dentaire, des suppositoires pour le traitement des hémorroïdes et des gels cicatrisants et dispositifs de soin de plaies.

 

L’os de seiche est utilisé en médecine traditionnelle chinoise et indienne pour de nombreuses applications. Les chercheurs de l'Université de Technologie de Kaunas travaillent depuis plusieurs années sur ce matériau biologiquement actif naturel reconnu pour ses propriétés de cicatrisation osseuse et des plaies. Car les connaissances sur ce matériau largement disponible et dont les propriétés sont prometteuses, sont limitées. On sait juste que l'os de seiche est non-toxique pour les kératinocytes, le principal type de cellules de l'épiderme, la couche externe de la peau. Si le carbonate de calcium représente jusqu'à 90% de la composition, l'aragonite, la β-chitine et différents éléments bioorganiques dont le magnésium, le strontium, le fer et même des traces de cuivre et de zinc en font un matériau naturel extrêmement précieux. Tous ces éléments sont « naturellement combinés en quantités optimales » et permettent d’optimiser la bioactivité ou efficacité de tout agent biomédical dans la composition duquel le matériau serait intégré.   

 

Des applications multiples sans risque d’effets secondaires ? Ici, en éliminant certaines protéines, les chercheurs résolvent le principal défi lié à l'utilisation de matériaux marins, soit le risque d'effets secondaires tels que les allergies ou la contamination possible par certains métaux lourds et autres polluants organiques. En particulier, ils éliminent les traces de tropomyosine, une protéine trouvée dans le tissu musculaire de la seiche, qui peut entrainer des réactions allergiques.

Ensuite, l’équipe va jusqu’à développer des dispositifs précis, utilisables ou prometteurs en biomédecine et en génie pharmaceutique : pour la chirurgie buccale par exemple, des échafaudages à base de cellulose avec os de seiche et des capsules d'alginate de calcium pour des défauts osseux de petite taille. Ces dispositifs sont biocompatibles et biodégradables, c’est-à-dire qu’ils disparaissent naturellement et s'intègrent dans l'organisme humain pendant le processus de guérison.

 

 

Des tests in vitro menés sur des lignées cellulaires montrent que l'utilisation de l'os de seiche dans l'ingénierie des tissus osseux est compatible avec l'organisme humain : les cellules osseuses humaines se fixent correctement sur l’échafaudage et le tissu osseux se développe de manière satisfaisante à la surface de l'échafaudage.

Enfin, ces tests confirment que le matériau est adapté à certains dispositifs de soin de plaies, car non-toxique pour les kératinocytes mais très favorable à la cicatrisation.

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