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COVID-19 : Ectasie des glandes salivaires et troubles buccodentaires

Actualité publiée il y a 9 mois 3 jours 1 heure
JDR
Une prévalence extrêmement élevée de l'ectasie des glandes salivaires est observée chez les survivants du COVID-19 (Visuel Adobe Stock 202707150)

C’est l’une des rares études à avoir regardé les effets de la maladie COVID-19 sur la santé buccodentaire. Au-delà d’autres effets bucco-dentaires moins fréquents, cette équipe de l'Università Vita Salute San Raffaele (Milan) révèle une prévalence extrêmement élevée de l'ectasie des glandes salivaires chez les survivants du COVID-19. Ce nouvel éclairage, apporté dans le Journal of Dental Research (JDR) engage à un suivi buccodentaire des patients ayant développé une forme sévère de la maladie.

 

L’ectasie est caractérisée par une dilatation anormale de l’organe, ici des glandes salivaires, un effet qui vient s’ajouter au tableau clinique du COVID-19. Peu d’études ont encore traité cette atteinte de la cavité buccale associée à la maladie. L’équipe italienne qui a suivi la santé bucco-dentaire de 122 survivants du COVID-19, hospitalisés et suivis une centaine de jours après la sortie de l'hôpital, révèle des manifestations orales, en particulier des atteintes des glandes salivaires, étonnamment prévalentes chez ce groupe de patients.

Des manifestations bucco-dentaires détectables chez 83,9% des survivants du COVID-19

Et au sein de ce même groupe de survivants, 43% présentent des glandes salivaires ectasiques ou enflées, avec un canal perméable mais aucun écoulement de pus. Cette dilatation des glandes salivaires reflète la réponse hyper-inflammatoire au SRAS-CoV-2, telle que mesurée par les taux de protéine C-réactive et de lactate déshydrogénase (LDH) lors de l’hospitalisation. Les niveaux de LDH et le traitement du patient par antibiotiques s’avèrent 2 facteurs prédictifs de cette dilatation des glandes salivaires.

  • D’autres atteintes sont également plus fréquemment observées chez ces patients, dont des anomalies de l'articulation temporo-mandibulaire, des douleurs faciales et une faiblesse des muscles masticateurs.

 

Les chercheurs concluent à une persistance de long terme de ces dommages résiduels de la cavité buccale chez la grande majorité des patients les plus gravement touchés.  

 

« Cela suggère que la cavité buccale représente une cible préférentielle pour l'infection par le SRAS-CoV-2 ». D'autres études sont nécessaires pour clarifier le lien entre l'infection par le SRAS-CoV-2 et les troubles buccodentaires.