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COVID-19 : Infirmiers et infirmières, les laissés-pour-compte de la crise

Actualité publiée il y a 5 mois 3 semaines 1 jour
SNPI
Loin des jolis contes du gouvernement, les tristes comptes des infirmières

 « Loin des jolis contes du gouvernement, les tristes comptes des infirmières », écrit Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat National des Professionnels Infirmiers SNPI CFE-CGC. Le Syndicat National des Professionnels Infirmiers enregistre toujours de nombreuses remontées de manque de masques FFP2 ou chirurgicaux, de patients non testés faute de moyens, etc.

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« Depuis le départ, les professionnels infirmiers doivent gérer le manque, et pas seulement l’épidémie. Manque de masques chirurgicaux. Manque de masques FFP2. Manque de solution hydroalcoolique (SHA). Manque de surblouses. Manque de pousses-seringues électriques. Manque de tests. Manque de médicaments de réanimation et d’antalgiques. C’est épuisant au quotidien », dénonce Thierry Amouroux.

Au niveau des infirmières qui exercent dans un établissement de soins, seulement 42% ont un masque chirurgical toutes les 4 h

Une grande enquête du syndicat des professionnels infirmiers montre que 81% des infirmières manquent de FFP2

Pour avoir une idée plus précise de la situation réelle, le SNPI CFE-CGC a réalisé une grande enquête auprès des professionnels infirmiers. Du 31 mars au 4 avril 2020, 32.047 infirmières, cadres infirmiers ou infirmières spécialisées ont répondu, deux fois plus nombreux que lors de la première enquête début mars. C’est le signe de la montée des préoccupations des professionnels infirmiers, qui constatent que les manques perdurent, avec pour conséquences une contamination importante des soignants, qui deviennent contaminants pour leurs patients fragiles.

 

C’est le 24 janvier que l’on a identifié les premiers patients en France. « Nous déplorons l’impréparation gouvernementale, entre la décision irresponsable de ne plus stocker de masques FFP2, et le fait d’attendre fin février pour se décider enfin à en commander en urgence. Agnès Buzyn nous a fait perdre deux mois. De même les respirateurs n’ont été commandés que le 21 mars, alors qu’ils sont indispensables pour augmenter le nombre de lits de réanimation » dénonce Thierry Amouroux.

 

Aujourd’hui encore :

  • 81% des infirmières manquent de masques FFP2 (91% en psychiatrie et en libéral) ;
  • la moitié manquent de gel hydroalcoolique ;
  • 59% des infirmières manquent de surblouses !

A tel point que par « Message d’Alerte Rapide Sanitaire » du 3 avril, la DGS recommande de laver et réutiliser ces tenues à usage unique !

Au niveau des infirmières qui exercent dans un établissement de soins :

  • Seulement 42% ont un masque chirurgical toutes les 4 h (recommandations de bonnes pratiques) 18% en psychiatrie ;
  • 35% ont un seul masque par jour (au bout de quelques heures de suite, il est trop humide pour être efficace)
  • 11% n’arrivent pas à avoir un masque ! Particulièrement en psychiatrie (36%) et en EHPAD (13%)
  • Uniquement 12% ont autant de masques que nécessaire pour travailler (pouvoir en changer en cas de projections)

 

En libéral, seulement 64% ont reçu les « 18 masques chirurgicaux par semaine », et un tiers les FFP2 !