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COVID-19 : Le nez de l’enfant inspire une protection contre l'infection

Actualité publiée il y a 4 jours 1 heure 37 min
PLoS Biology
La muqueuse du nez des enfants pourrait inspirer ainsi une protection contre l'infection COVID-19 (Visuel Adobe Stock 485874945)

Certains variants du SARS-CoV-2 (dont les variantes Delta mais pas Omicron), se répliquent moins efficacement dans les cellules épithéliales nasales des enfants. Cette équipe de virologues et de biologistes de l’University of Queensland révèle, avec ces travaux publiés dans la revue PLoS Biology, que la muqueuse du nez des enfants pourrait inspirer ainsi une protection contre l'infection COVID-19.

 

Le SRAS-CoV-2 provoque un large spectre de symptômes cliniques, dont, dans les formes les plus sévères, le syndrome de détresse respiratoire aiguë (SDRA) qui peut être mortel. Cette équipe australienne suggère que l'épithélium nasal des enfants inhibe l'infection et la réplication de la souche d’origine du SRAS - CoV-2 et ses variantes Delta. Si cette protection n’est pas démontrée contre les dernières variantes Omicron, ces travaux suggèrent de s’inspirer de ce mécanisme protecteur trouvé chez les enfants.

On sait aujourd’hui que les enfants ont un taux d'infection au COVID-19 plus faible

et des symptômes plus légers que les adultes. Cependant, les facteurs à l'origine de cette résistance et résilience pédiatrique au COVID-19 restent mal compris. Les chercheurs ont donc observé la cinétique d'infection et les réponses antivirales chez les enfants.

 

L’étude : les chercheurs ont recueilli des des échantillons de cellules primaires de l'épithélium nasal de 23 enfants en bonne santé âgés de 2 à 11 ans et de 15 adultes en bonne santé âgés de 19 à 66 ans. L’équipe a exposé les cellules d'adultes et d'enfants au SRAS-CoV-2, puis a observé in vitro les réponses antivirales. L’expérience révèle que :

 

  • le virus SRAS-CoV-2 se réplique moins efficacement et induit une réponse antivirale accrue dans les cellules épithéliales nasales des enfants ;
  • un taux de réplication virale plus faible est observé dans les cellules épithéliales nasales des enfants, avec les variantes Delta, mais pas avec les variantes Omicron plus récentes.

 

En raison notamment de la petite taille d'échantillon de l’étude, de futures études cliniques seront nécessaires pour valider ces résultats préliminaires et pour évaluer la protection pédiatrique contre les variantes émergentes. Cependant cette petit étude pilote fournit la première preuve expérimentale du rôle clé joué par l'épithélium nasal dans la protection des enfants contre l’infection au SRAS-CoV-2. Les données suggèrent fortement que

l'épithélium nasal des enfants présente des caractéristiques distinctes de celui des adultes

et qu'il peut offrir aux enfants un certain niveau de protection contre le SRAS-CoV-2.