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COVID-19 : Le vaccin nasal à portée de nez ?

Actualité publiée il y a 3 semaines 1 jour 17 heures
iScience
Inspirer, expirer, respirer, c’est autant d’occasions pour le SARS-CoV-2, le virus responsable de COVID-19, d'entrer dans le nez de ses hôtes (Visuel Adobe Stock 446194296)

Inspirer, expirer, respirer, c’est autant d’occasions pour le SARS-CoV-2, le virus responsable de COVID-19, d'entrer dans le nez de ses hôtes. C’est l’une des raisons pour lesquelles de nombreuses équipes travaillent au développement d’un vaccin intranasal-par ailleurs plus simple à administrer. Un candidat vaccin nasal COVID-19, efficace à prévenir la transmission de la maladie et à induire une immunité dans le nez et les voies respiratoires, la première voie d’entrée du virus, est documenté aujourd’hui par cette équipe d’infectiologues et de chimistes de l’Université de Houston. Une étude pré-clinique, aux résultats positifs, présentée dans la revue iScience, qui suggère que le vaccain nasal est presque à portée de nez.

 

L’auteur principal, le Dr Navin Varadarajan, de l’Université de Houston, professeur de génie chimique et biomoléculaire travaille avec son équipe à développer « une immunité dans la muqueuse du nez », afin d’imposer au virus une première barrière infranchissable avant qu'il ne gagne les poumons. Une limitation fondamentale des vaccins intramusculaires, ajoute le chercheur, est qu'ils ne sont pas conçus pour provoquer une immunité muqueuse : « La vaccination des muqueuses peut stimuler à la fois l'immunité locale et systémique et a l'avantage d'être une procédure non invasive adaptée à l'immunisation de grands groupes de population. Cependant, la méthode peut être entravée par le manque d’efficacité dans l’administration de l'antigène et le besoin d'adjuvants appropriés capables de stimuler une réponse immunitaire robuste mais sans toxicité ».

la formulation du vaccin candidat nasal, à base de protéine virale lyophilisée et de l'adjuvant NanoSTING, ici testé chez la souris se révèle ici sûre, produit rapidement en quelques jours une réponse immunitaire suffisante et suscite une immunité complète et durable contre le SRAS-CoV-2 (Visuel iscience)

Un adjuvant spécifique pour booster l’immunité systémique

Afin de favoriser la réponse immunitaire de l'organisme, les chercheurs ont encapsulé un agoniste du stimulateur des gènes de l'interféron (STING) dans des particules liposomales et ont ainsi développé et produit un adjuvant nommé NanoSTING. La fonction de l'adjuvant étant donc de booster la réponse immunitaire. La particule NanoSTING mesure environ 100 nanomètres et présente des propriétés physiques et chimiques très différentes de celles d’un adjuvant conventionnel.

 

  • la formulation du vaccin candidat nasal, à base de protéine virale lyophilisée et de l'adjuvant NanoSTING, ici testé chez la souris se révèle ici sûre, produit rapidement en quelques jours une réponse immunitaire suffisante et suscite une immunité complète et durable contre le SRAS-CoV-2;
  • la formulation garantit la stabilité du vaccin pendant plus de 11 mois avec un protocole de stockage et d’expédition ne nécessitant pas de chaîne du froid ;
  • son mode d’administration intranasal va permettre aussi une distribution plus équitable des vaccins dans le monde. On estime que

les pays développés ont déjà vacciné chacun de leurs citoyens avec parfois 2 doses tandis que des milliards de personnes dans des pays en développement ne sont toujours pas vaccinés.

  • Enfin, avec le même principe de vaccin nasal, souligne le chercheur, il serait possible de fournir une immunité locale durable contre d’autres agents pathogènes inhalés.