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COVID-19 : Les rongeurs, réservoirs possibles du virus ?

Actualité publiée il y a 2 semaines 1 jour 10 heures
PLOS Computational Biology
Les rongeurs disposent d’une plus grande diversité de séquences d’acides aminés a niveau des sites de liaison « ACE2 » utilisés par le SARS-CoV-2 pour se lier à la cellule hôte, ce qui suggère un taux d'évolution accéléré au niveau de ces sites (Visuel Adobe Stock 321710772))

Les rongeurs pourraient-ils être des porteurs asymptomatiques de coronavirus de type SRAS ? Cette hypothèse n'est pas à écarter, si l'on en croit cette équipe de l'Université de Princeton. En effet, certains rongeurs ancestraux ont probablement été exposés à des infections répétées avec des coronavirus de type SRAS, ce qui les aurait conduits à développer une tolérance ou une résistance à ce type d’agents pathogènes. Des conclusions, présentées dans la revue PLOS Computational Biology, qui soulèvent la possibilité que les rongeurs « modernes » puissent aujourd’hui être des réservoirs, silencieux et cachés, du nouveau coronavirus...

 

Sans toujours connaître précisément son origine, on sait que le coronavirus SRAS-CoV-2, le virus qui a causé la pandémie COVID-19, est d'origine zoonotique. Cela signifie que le virus est passé, en mutant, d'un animal non humain à l'homme. De nombreuses recherches ont invoqué les chauves-souris comme hôtes d’origine de nombreux virus de type SRAS et on sait que les chauves-souris tolèrent ce type de virus sans développer de symptômes extrêmes. Cependant, on est bien loin d’avoir identifié tous les animaux ayant développé ce type de mécanismes de tolérance aux coronavirus. Connaître les réservoirs possibles du virus est pourtant essentiel pour la surveillance de l’épidémie.

Cette analyse évolutive chez différentes espèces de mammifères, des récepteurs ACE2,

utilisés par les virus du SRAS pour pénétrer dans les cellules de mammifères, révèle ainsi que les rongeurs, en particulier, disposent d’une plus grande diversité de séquences d’acides aminés a niveau des sites de liaison « ACE2 » utilisés par le SARS-CoV-2 pour se lier à la cellule hôte, ce qui suggère un taux d'évolution accéléré au niveau de ces sites.

Dans l'ensemble, ces résultats suggèrent que certaines espèces de rongeurs ont probablement été exposées à des infections répétées à coronavirus de type SARS pendant une très longue période d'évolution. Avec ces expositions répétés, les animaux auraient pu acquérir ainsi une certaine forme de résistance aux coronavirus, expliquent ces virologues.

 

« Cela soulève la possibilité passionnante que certains types de rongeurs modernes pourraient être des porteurs asymptomatiques de coronavirus de type SRAS ». A suivre …