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COVID-19 : L’immunité progresse en population générale

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 2 semaines
JCI Insight
L'immunité contre le COVID-19 semble se renforcer, avec plus de temps écoulé entre la vaccination et l'infection (Visuel Adobe Stock 230079059)

Cette équipe de l’Oregon Health & Science University (OHSU) révèle que la réponse immunitaire au COVID-19 se renforce avec le temps et confirme que les personnes qui ont eu le COVID-19 bénéficient toujours de la vaccination. Mais l'idéal serait de laisser passer un peu plus de temps entre 2 expositions (infection ou vaccination). Ainsi, l'immunité contre le COVID-19 semble se renforcer, avec plus de temps écoulé entre la vaccination et l'infection, suggère cette étude de laboratoire publiée dans JCI Insight. Les résultats ont des implications pour les recommandations de vaccination alors que la pandémie devient endémique.

 

L'étude : les chercheurs ont mesuré la réponse anticorps par analyse d’échantillons de sang de 96 patients ayant acquis une « immunité hybride » :

 

  • soit par vaccination suivie d'une infection de percée,
  • soit en se faisant vacciner après avoir contracté le COVID-19.

L’analyse constate que :

 

  • la réponse immunitaire était uniformément plus forte plus la période de temps entre la vaccination et l'infection -et vice versa- est longue. L'intervalle le plus long mesuré est de 404 jours ;
  • peu importe que l’immunité hybride soit issue d’une vaccination après infection ou l’inverse, ces 2 schémas aboutissent à une réponse immunitaire tout aussi puissante.

 

Quelle signification ? Ces données suggèrent que les rappels de vaccins ne devraient pas être espacés de plus d'un an, du moins chez les personnes en bonne santé. Mais qu’un intervalle d’1 an environ entre l'infection naturelle et la vaccination semble renforcer la réponse immunitaire, du moins chez les personnes en bonne santé.

 

L’un des auteurs principaux, Fikadu Tafesse, Ph.D., professeur agrégé de microbiologie moléculaire et d'immunologie à l'OHSU rappelle que le 26 janvier 2023 s’est réuni le groupe consultatif de l’Agence sanitaire américaine, la Food and Drug Administration qui doit repréciser la stratégie nationale de vaccination contre le COVID-19. En confirmant un schéma de réponse immunitaire renforcée grâce à l'immunité hybride et l’augmentation de l'ampleur, de la puissance et de l'étendue de la réponse immunitaire hybride avec une période de temps plus longue depuis la dernière exposition au virus cette étude pourrait en effet changer la donne :

 

« Cela est probablement lié à la réponse immunitaire du corps qui mûrit avec le temps », commente un autre auteur principal, le Dr Marcel Curlin, professeur agrégé de médecine à l'OHSU.

« Le système immunitaire apprend.

Aujourd’hui, amplifier la réponse doit se faire après une plus longue période d'apprentissage plutôt qu’immédiatement après l'exposition ».

 

La puissance durable des «cellules mémoire» : ce renforcement dans le temps de l’immunité peut s’expliquer par la rémanence des cellules B qui reconnaissent un virus envahisseur et génèrent des anticorps protéiques pour neutraliser le virus et ses nombreuses variantes.

Enfin, la leçon de cette étude n’est surtout pas qu’il ne fut plus se faire vacciner : « Compter uniquement sur l'infection naturelle est une mauvaise idée mais qu’il faut attendre plus longtemps après la dernière exposition ».

 

Les infections de percée, inévitables, devraient contribuer à construire un réservoir d'immunité au niveau de la population qui pourrait atténuer les futures vagues et même réduire les risques d'évolution virale, concluent les auteurs.