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COVID-19 : Toux ou fièvre d'abord ?

Actualité publiée il y a 7 mois 2 semaines 2 jours
PLOS Computational Biology
Si la fièvre était le premier symptôme le plus probable dans les premiers cas de COVID-19, la toux est devenue le premier symptôme le plus fréquent, dans les cas plus récents d’infection (Visuel Adobe Stock 130533080)

Cette équipe de l'Université de Californie du Sud a développé un modèle qui classe les symptômes par ordre d’apparition, en fonction des variants. Nourrie par les données de près de 400.000 cas, l’analyse, publiée dans la revue PLOS Computational Biology, révèle que si la fièvre était le premier symptôme le plus probable dans les premiers cas de COVID-19, la toux est devenue le premier symptôme le plus fréquent, dans les cas plus récents d’infection, en particulier par l’un des variants avec mutation D614G, une mutation à l’origine des variants « B1 » (dont Delta).  

 

Ainsi, l'ordre d’apparition le plus probable des symptômes diffère selon le variant, conclut cette approche de modélisation menée à partir des données de 373.883 cas diagnostiqués aux États-Unis entre janvier et mai 2020. Ainsi, l'ordre des symptômes diffère entre l'épidémie initiale en Chine, au cours de laquelle la fièvre précédait le plus souvent la toux, et les nausées/vomissements, et la propagation aux États-Unis, où la toux devient le premier symptôme, avec la diarrhée comme 3è symptôme le plus fréquent.

La toux, un facteur de transmissibilité de plus

L’analyse de données supplémentaires de cas diagnostiqués au Brésil, à Hong Kong et au Japon, montre que l’ordre d’apparition des symptômes ne dépend pas de la région géographique, des conditions météorologiques ou des caractéristiques des patients, mais des variants du SRAS-CoV-2.

 

  • La présence de variants à mutation D614G est associée à une probabilité plus élevée que la toux soit le premier symptôme ;
  • l’exemple est donné avec le Japon qui de la souche d’origine à la variante D614G, voit l’ordre des symptômes des patients COVID modifié.

 

L'ordre des symptômes change ainsi avec les différentes mutations d'une maladie virale. Avec ici une conséquence d’importance : la toux est certainement un facteur de transmissibilité accrue…et une implication évidente, le port du masque en intérieur.

Enfin, si cette étude n'a pas pris en compte l circulation du nouveau variant Omicron, les dernières recherches suggèrent que "le nez qui coule" serait le premier symptôme le plus fréquent, de l'infection par Omicron.