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COVID-19 : Un vaccin mondial est envisageable

Actualité publiée il y a 2 semaines 4 jours 4 heures
PNAS
L'analyse de 18.514 séquences de génome de virus indépendantes prélevées sur des participants de 84 pays qui aboutit à cette faible différenciation génétique du virus, depuis son apparition (Visuel Adobe Stock 336028368)

Un seul vaccin sera-t-il suffisant pour toutes les formes de virus en circulation ? L'analyse génétique de 27.000 individus infectés par le coronavirus SARS-CoV-2 responsable du COVID-19 révèle que le virus a muté mais « légèrement » depuis décembre 2019, ce qui suggère qu'un vaccin unique, à supposer qu’il puisse être développé, serait suffisant pour lutter contre l’épidémie mondiales. C’est la conclusion de ces travaux menés par une équipe mondiale de scientifiques du Walter Reed Army Institute of Research (WRAIR, Maryland) et publiés dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine (PNAS) qui révèlent un mode d'évolution plutôt "aléatoire" du virus.

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L’auteur principal, Morgane Rolland, chef du département de génétique virale et sérologie et son équipe ont cherché à caractériser, après 6 mois environ d’épidémie et d’évolution virale, la diversification des coronavirus SRAS-CoV-2. Précisément, c’est l’analyse de 18.514 séquences de génome de virus indépendantes prélevées sur des participants de 84 pays qui aboutit à cette faible différenciation génétique du virus, depuis son apparition.

Un processus d’évolution virale essentiellement aléatoire

Une évolution « par hasatrd » ? C’est ainsi que décrit l’équipe scientifique le processus d’évolution du virus en opposition à un processus d’adaptation aux hôtes humains rencontrés par le virus : « Comme d'autres équipes de recherche, nous constatons que la mutation D614G dans la protéine de pointe « Spike » a rapidement augmenté en fréquence depuis le début de l'épidémie, mais nous sommes dans l’incapacité de corréler cette mutation à des forces adaptatives spécifiques. Lorsque les virus se répliquent et se propagent en population, nous nous attendons à voir des mutations et certaines peuvent se fixer très rapidement « par hasard » ». Une première conclusion même si des recherches supplémentaires sont nécessaires pour comprendre pleinement les conséquences fonctionnelles de la mutation D614G dans le SRAS-CoV-2.

 

Ce faible niveau de variation génétique constaté suggère en pratique, qu’un candidat vaccin prometteur serait probablement tout aussi efficace contre toutes les souches actuellement en circulation du coronavirus COVID-19 dans le monde. Alors que la diversité virale a mis à l'épreuve les efforts de développement d’autres vaccins par exemple contre le VIH, la grippe et la dengue, l’analyse révèle en effet que le SRAS-CoV-2 est moins diversifié que ces autres virus. L’équipe se déclare donc  « prudemment optimiste » sur le fait que la diversité virale ne devrait pas être un obstacle au développement du vaccin anti-COVID-19.

 

L’institut WRAIR développe aussi son candidat vaccin qui devrait entrer en phase d’essais cliniques (donc chez l’Homme) avant 2021. Le vaccin est associé à un adjuvant exclusif également développé par l’Institut et qui permet de stimuler davantage la réponse immunitaire.

« Les scientifiques travaillent d'arrache-pied pour accélérer le développement d'un vaccin COVID-19 sûr et efficace pour le monde entier. Nos données sont essentielles pour éclairer ces efforts collectifs et aboutir à un vaccin universellement applicable à toutes les populations ».