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COVID : Le vaccin nasal est au programme

Actualité publiée il y a 1 semaine 5 jours 3 heures
NIH/ NIAID
C'est le début d’essais cliniques sur un premier vaccin nasal contre le COVID-19 (Visuel Adobe Stock 394208699)

Le National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID/NIH) annonce le début d’essais cliniques sur un premier vaccin nasal contre le COVID-19 : ce candidat vaccin, certes plus facile à délivrer, pourrait également offrir une protection plus étendue contre les variantes émergentes du SRAS-CoV-2.

 

Cet essai de phase 1, en cours de recrutement aux Etats-Unis, va donc tester en premier lieu la sécurité du vaccin nasal expérimental. Le vaccin expérimental a été conçu et déjà testé dans le cadre d'études précliniques par les scientifiques du NIAID.

 

L’un des auteurs principaux, le Dr Jeanne M. Marrazzo, directeur du NIAID, rappelle que « le développement rapide de vaccins sûrs et efficaces contre le COVID-19 a été une prouesse de la science, et a permis, en pratique de considérablement atténuer les conséquences de la pandémie ». Cependant, si même les vaccins COVID de première génération ont conservé une certaine efficacité contre les formes sévères de la maladie, les hospitalisations et les décès, ils sont devenus moins efficaces en termes de prévention des infections et les formes bénignes mais symptomatiques.

 

Avec l’émergence continue de nouveaux variants du virus, il existe un besoin crucial de développer des vaccins réactualisés.

Les vaccins nasaux ont toute leur place dans cette stratégie.

L’étude va recruter 60 participants adultes, âgés de 18 à 64 ans, qui ont déjà reçu au moins 3 doses d’un vaccin COVID à ARNm. Les participants seront répartis en 3 groupes, qui recevront soit une dose du vaccin expérimental administrée par spray nasal à la dose la plus faible, soit des doses progressivement plus élevées. 7 consultations de suivi sont prévues pour chaque participant, afin d’évaluer la tolérance, l’innocuité et accessoirement l’efficacité du candidat.

 

Le vaccin expérimental, « MPV/S-2P », utilise le virus de la pneumonie murine (MPV) comme vecteur pour administrer une version de la protéine de pointe du SRAS-CoV-2 (S-2P) stabilisée. Le MPV ne provoque pas de maladie chez les humains ou les primates non humains, mais présente une forte affinité avec les cellules épithéliales qui tapissent les voies respiratoires. Il sera donc sans doute efficace à délivrer le vaccin aux sites mêmes où débute l’infection à coronavirus.

 

Cet essai de phase I fait suite à des études précliniques concluantes, menées sur des modèles primates. Chez l’animal, le candidat a induit des réponses immunitaires systémiques robustes, avec des anticorps dirigés contre le SRAS-CoV-2, ainsi qu’une immunité locale dans les cellules des tissus muqueux tapissant le nez et les voies respiratoires.

 

Ce tout premier essai clinique vise à élargir l’arsenal de vaccins et de traitements innovants contre le COVID.