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COVID : Ne faudrait-il pas mieux vacciner ?

Actualité publiée il y a 2 mois 4 semaines 1 jour
The Lancet
L'étude révèle, dans le Lancet, les conséquences désastreuses du relâchement des campagnes de vaccination contre le COVID (Visuel Adobe Stock 327257834)

C’est la première très large étude, et elle est « pan-britannique », menée sur les données de pas moins de 67 millions de personnes. Cette analyse, menée par les chercheurs de l’Université d’Édimbourg, révèle, dans le Lancet, les conséquences désastreuses du relâchement des campagnes de vaccination contre le COVID, pour la santé des personnes bien sûr, mais aussi pour les systèmes de soins.

 

La recherche, menée à l’échelle d’une population, et à partir des données du Health Data Research UK (HDR UK) des 4 pays du Royaume-Uni, met en pratique en évidence les lacunes dans la couverture vaccinale contre le COVID-19 : au Royaume-Uni, entre un tiers et la moitié des habitants des 4 pays n’ont pas reçu le nombre recommandé de doses -et de rappels- contre le COVID à l’été 2022. L’analyse suggère que des milliers d’hospitalisations auraient pu être évitées avec une meilleure couverture vaccinale.

 

Ce signal d’alarme intervient alors que l’on observe une augmentation des cas de COVID-19 et l'apparition d’une nouvelle variante.

 

L'étude analyse des données des 4 pays regroupées et harmonisées, les participants ayant été regroupés par statut vaccinal et la sous-vaccination définie comme le fait de ne pas avoir reçu toutes les doses recommandées. Cette analyse révèle que :

 

  • la proportion de personnes sous-vaccinées au 1er juin 2022 se situe entre un tiers et la moitié de la population entre 33 et 50 % selon les pays inclus dans l’étude ;
  • 7.180 hospitalisations et décès sur environ 40 .00 cas graves de COVID-19 auraient pu être évités, avec une meilleure couverture vaccinale, au cours des 4 mois de l’été ;
  • la sous-vaccination est systématiquement liée à beaucoup plus d’hospitalisations et de décès dans tous les groupes d’âge étudiés ;
  • les personnes de plus de 75 ans sous-vaccinées ont un risque plus que multiplié par 2 de complications sévères que celles qui sont « entièrement » protégées ;
  • les taux de sous-vaccination les plus élevés sont constatés chez les personnes plus jeunes, les hommes, les personnes vivant dans des zones plus défavorisées et les communautés moins favorisées.

 

L’un des auteurs principaux, le Pr Sir Aziz Sheikh, directeur de l'Institut Usher de l'Université d'Édimbourg commente ces conclusions : « Les études à grande échelle ont déjà été essentielles à la gestion de la pandémie mais elles permettant aujourd’hui aux scientifiques de tirer des conclusions pertinentes pour les politiques de santé. Les vaccins contre la COVID-19 sauvent des vies. Alors que de nouvelles variantes apparaissent, cette étude appelle à relancer et à mieux cibler les campagnes de vaccination ».

 

Les chercheurs affirment que cette étude – la plus grande étude jamais réalisée au Royaume-Uni – inaugure également une nouvelle ère pour la science en surmontant les défis liés à l’unification des données de santé collectées et stockées de différentes manières selon les pays.

 

Mais avant tout, « son résultat est une puissante validation de les avantages de la vaccination »,.