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COVID : Une gravité toute relative par rapport à d’autres maladies ?

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 1 jour
Communications Medicine
Même si la prévalence du « COVID long » n’est plus à démontrer, aujourd’hui, la pandémie de COVID-19 n’est plus qu’un mauvais souvenir pour le grand public (Visuel Adobe Stock 335575188)

Même si la prévalence du « COVID long » n’est plus à démontrer, aujourd’hui, la pandémie de COVID-19 n’est plus qu’un mauvais souvenir pour le grand public, et la pandémie est perçue comme bien moins grave que d’autres problèmes de santé. Un bilan surprenant de l’opinion publique, effectué par une équipe de EfD Global Hub de l’Université de Göteborg (Suède) et publié dans la revue Communications Medicine qui illustre la capacité d’oubli et de résilience des populations.

 

Cette vaste étude menée dans 7 pays met en lumière la gravité aujourd’hui toute « relative » de la pandémie et de la maladie COVID-19 par rapport à d’autres priorités de santé publique. Ces résultats jugés surprenants par les auteurs eux-mêmes sont riches d’enseignement pour les décideurs politiques et sanitaires.

 

L’étude est une première analyse des données d’une enquête approfondie sur les perceptions du COVID-19 par le public. Plus de 10.000 répondants ont classé par ordre de gravité 7 grands problèmes de santé : alcoolisme et consommation de drogues, VIH/SIDA, paludisme, tuberculose, cancer du poumon et maladies respiratoires causées par la pollution de l'air et le tabagisme, et maladies d'origine hydrique comme la diarrhée. L’analyse livre ainsi ses premières conclusions, parmi lesquelles :

 

  • les maladies respiratoires sont considérées, dans la plupart des pays, comme plus graves que le COVID par le grand-public ;
  • étonnamment, dans 6 des 7 pays, les participants considèrent les maladies d'origine hydrique comme la diarrhée comme le problème de santé le moins grave ; en Afrique du Sud, les maladies diarrhéiques sont classées comme avant-dernières ;
  • en Afrique, les populations considèrent l’alcoolisme et la consommation de drogues comme également plus graves que le COVID-19 ;
  • globalement, ces résultats varient cependant considérablement selon les pays et les groupes de population.

 

Ces résultats sont importants car ils montrent aussi que le public se soucie toujours des problèmes de santé qui préexistaient avant la pandémie.

Le message aux Autorités sanitaires est donc de

« ne pas trop se laisser emporter par les médias à un moment donné et veiller à maintenir les services de santé primaire ». .

Enfin, ce type d’étude contribue à replacer des phénomènes sanitaires nouveaux tels que la pandémie COVID-19, dans le contexte et la perspective des défis plus persistants auxquels sont confrontés les pays du Sud.