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COVID : Une vulnérabilité particulière des patients atteints de cancer

Actualité publiée il y a 3 semaines 2 jours 16 heures
Nature Communications
L'étude conclut à la nécessité d'administrer des doses supplémentaires de vaccin à ce groupe de population à risque (Visuel Adobe Stock 494406710).

Cette équipe de l’ISGlobal (Barcelone) recommande de renforcer l'immunité contre le COVID-19 chez les personnes atteintes de cancer. L’étude, la plus exhaustive menée auprès de ce groupe de patients, publiée dans la revue Nature Communications, conclut à la nécessité d'administrer des doses supplémentaires de vaccin à ce groupe de population à risque.

 

On sait déjà que les patients atteints de cancer encourent un risque accru de décès dû au COVID-19, en particulier ceux qui souffrent d’un cancer du poumon, d’hémopathies malignes ou qui suivent un traitement systémique, tel qu’une chimiothérapie.

 

L’évaluation de l’immunité ou de la vulnérabilité de ce groupe de patients, face au virus SARS-CoV-2 est complexe notamment parce que la participation de patients atteints d'un cancer actif aux essais cliniques est forcément très limitée. Jusque-là il s’est donc avéré très difficile de connaître exactement l'efficacité de la vaccination contre le SRAS-CoV-2 au sein de ce groupe à risque. Cependant, les données prospectives de précédentes recherches suggèrent que

les patients atteints de cancer développent moins d’anticorps protecteurs

contre le virus COVID-19 qu’en population générale, surtout après avoir reçu une dose unique du vaccin.

 

L’étude, menée auprès de près de 200.000 patients atteints d'un cancer actif, confirme ces résultats et au-delà, apporte une nouvelle vision de la façon dont les vaccins fonctionnent chez les personnes atteintes de cancer. L’analyse, porte précisément sur les données de 184.744 patients atteints de tumeurs, dont la moitié (92 372) avaient reçu au moins la 1ère vaccination complète (2 doses) et l'autre moitié (92 372) n'avaient pas été vaccinés. Les chercheurs ont comparé les données de mortalité et de complications sévères entre les 2 groupes, puis plus tard avec celles d’un groupe expérimental ayant reçu un rappel du vaccin (soit 54 267 patients). L’analyse révèle que :

  • le taux de mortalité et de complications graves chez les patients cancéreux non vaccinés contre le COVID-19 est 2 fois celui de ceux qui ont reçu la première vaccination complète ;

  • cependant, cette différence reste inférieure aux données observées en population générale vaccinée contre le SRAS-CoV-2 et non vaccinée.

 

Ces résultats démontrent clairement que la vaccination contre le COVID-19 réduit considérablement la mortalité et les complications graves chez les patients atteints de cancer et que ces patients forment un groupe plus vulnérable qui mérite amplement le rappel de vaccination.