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DÉMENCE : Les antidépresseurs accélèrent encore le déclin cognitif

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 15 heures
BMC Medicine
Les antidépresseurs se révèlent associés à un déclin cognitif plus rapide chez les personnes déjà atteintes de démence (Visuel Adobe Stock 306823354)

Les antidépresseurs se révèlent associés à un déclin cognitif plus rapide chez les personnes déjà atteintes de démence, conclut l’équipe de neurobiologistes du Karolinska Institutet, qui documente dabs le BMC Medicine, un nouvel effet indésirable des antidépresseurs en cas de démence. L’étude précise, dans le même temps, que certains médicaments semblent être moins nocifs que d'autres, ce qui peut contribuer à des décisions mieux éclairées, en cas de démence et de dépression.

 

On estime que plus d’1 personne sur 2 atteintes de démence souffre également de dépression majeure, et reçoit des antidépresseurs pour soulager des symptômes tels que l'anxiété, la dépression, l'agressivité et les troubles du sommeil.

 

L’un des auteurs principaux, Sara Garcia Ptacek, chercheur en neurobiologie au Karolinska Institutet précise que « les symptômes dépressifs peuvent à la fois aggraver le déclin cognitif et altérer la qualité de vie, il est donc important de les traiter. Cependant, certains antidépresseurs semblent mieux adaptés aux patients atteints de démence ».

 

Cette étude observationnelle basée sur les données du registre suédois de la démence (SveDem) révèle que les patients atteints de démence traités avec des antidépresseurs subissent un déclin cognitif accru par rapport à leurs homologues ne prenant pas ces médicaments. Il s’agit d’une étude d’observation, qui démontre une association et non une relation de cause à effet.

 

L'étude est basée sur l’analyse complète des données du registre SveDem soit de 18.740 patients, dont environ 23 % ont été traités par antidépresseurs. Au cours de l'étude, un total de 11.912 prescriptions d'antidépresseurs ont été enregistrées, dont 65 % d'inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS). L’équipe a suivi le développement cognitif des patients au fil du temps et pu comparer les scores cognitifs entre patients traités par antidépresseurs, ou pas. L’analyse révèle que :

  • les antidépresseurs sont associés à un déclin cognitif accru.

  • Il existe des différences significatives entre les différents antidépresseurs et l’association avec le déclin cognitif : l'escitalopram, un ISRS est ainsi associé au déclin cognitif le plus rapide, suivi par les ISRS citalopram et sertraline.
  • la mirtazapine, qui a un mécanisme d'action différent, semble avoir un impact cognitif moins négatif que l'escitalopram.

 

La recherche se poursuit, avec l’objectif de déterminer si certains groupes de patients (type de démence spécifique ou de biomarqueurs), répondent cognitivement mieux ou moins bien à différents antidépresseurs.

 

Le principe étant toujours de traiter de manière mieux personnalisée.

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