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DIABÈTE : Une susceptibilité osseuse transmissible à la prochaine génération

Actualité publiée il y a 3 semaines 6 jours 7 heures
Menopause
Il existe un effet héréditaire du diabète au premier degré, à la fois métabolique et osseux

De nombreuses études ont associé diabète et risque accru de fracture osseuse. En révélant que les antécédents familiaux de diabète sont également liés à des altérations osseuses, cette étude chinoise démontre un effet héréditaire du diabète au premier degré, via cet effet de fragilité osseuse. Des conclusions à paraître dans la revue Menopause qui suggèrent également, avec ces antécédents familiaux, une résistance à l'insuline et une hyperinsulinémie, en dépit de taux de glucose sanguin normaux- ici chez des femmes ménopausées.

 

On savait déjà que l'hyperglycémie chronique exerce des effets néfastes sur le métabolisme osseux. La formation osseuse est altérée en raison des effets toxiques directs du glucose Cependant, l’effet possible des antécédents familiaux de diabète sur la densité minérale osseuse (DMO) précisément, restait jusque-là mal connu. L’étude aboutit à des conclusions surprenantes : les antécédents familiaux de diabète au premier degré sont liés à une augmentation de la DMO (et à une résistance à l'insuline).

Antécédents familiaux de diabète et risque accru de fractures, en dépit d'une DMO plus élevée !

Étant donné le risque accru de fracture chez les patients atteints de diabète de type 2, il est essentiel de comprendre la physiopathologie précoce de la perte de DMO pour prévenir cette ostéoporose diabétique. Bien que de nombreuses études aient révélé une DMO normale à élevée chez la plupart des patients atteints de diabète de type 2, aucune donnée n'a été publiée à ce jour sur d’éventuelles modifications de la DMO chez les personnes ayant des antécédents familiaux de diabète au premier degré.

 

Une DMO plus élevée chez les femmes à antécédents familiaux de diabète : l’étude menée sur près de 900 femmes ménopausées à glycémie normale montre que la DMO (aux niveaux de la colonne lombaire et du col du fémur) est significativement plus élevée chez les participantes ayant des antécédents familiaux de diabète que chez celles exemptes d’antécédents. De plus, ces participantes présentent une résistance accrue à l'insuline et une hyperinsulinémie.

C’est donc la démonstration d’un lien entre des antécédents familiaux de diabète et une augmentation de la densité osseuse chez les femmes ménopausées. Cette constatation pourrait être liée à des taux d'insuline plus élevés chez ces femmes prédisposées héréditairement au diabète, car l'insuline entraîne bien cet effet de renforcement des os.

 

 

Un résultat à double tranchant, car si cet effet de renforcement osseux semble a priori une bonne nouvelle, ces femmes encourent, en réalité, un risque accru de développer un diabète, associé à une fragilité du squelette et à un risque accru de fractures, concluent les chercheurs.

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