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DIAGNOSTIC : Une nano-labopuce qui débusque la moindre bactérie

Actualité publiée il y a 3 années 3 mois 3 semaines
Small
Avec cette labopuce, es bactéries sont prises au piège et détectées en quelques minutes.

Certaines infections bactériennes sont mortelles. Un diagnostic rapide est souvent la clé d'un traitement efficace. Malheureusement, avec les outils dont il dispose actuellement, le médecin peut attendre ce diagnostic pendant plusieurs jours. Avec cette « labopuce » (ou lab on a chip) de taille nanométrique, développée par une équipe de scientifiques de la McGill University, les bactéries sont prises au piège et détectées en quelques minutes. Un nouveau dispositif, présenté dans la revue Small, qui pourrait sauver des vies grâce à son mode de détection rapide et accessible des bactéries pathogènes.

 

« Il faut agir vite, parce que certaines infections bactériennes peuvent provoquer des symptômes graves, voire le décès », prévient Sara Mahshid, professeur adjoint au Département de génie biologique qui a mené ce développement. « Grâce à notre labopuce et à un microscope à fluorescence, nous pouvons confirmer la présence d'une bactérie en quelques minutes seulement. Nous espérons qu'un jour, les cliniciens utiliseront cet outil pour obtenir un diagnostic et mettre le traitement en route beaucoup plus rapidement dans le but, évidemment, de sauver des vies ».

 

Rapide, facile à fabriquer et à utiliser et peu coûteux : le dispositif, dont le développement a été mené par l’équipe de McGill en collaboration avec des collègues de l'Université de Toronto, est constitué d'« îlots » nanométriques d'une épaisseur équivalant environ au dixième de celle d'un cheveu humain. Ces îlots prennent les bactéries au piège. Le dispositif capable d’analyser une quantité infime de milieu de culture contenant des bactéries telles qu'E. coli ou S. aureus résistant à la méthicilline (SARM), va permettre de choisir le bon antibiotique contre l’infection bactérienne.

Les chercheurs passent à l’analyse d’échantillons cliniques en vue d’une utilisation future en routine clinique, en milieu hospitalier.

Relativement peu coûteuse et facile à fabriquer, cette labopuce pourrait théoriquement permettre également l'analyse d'échantillons d'urine, de sang ou de prélèvements nasaux.