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DMLA : Des perspectives toujours meilleures pour les patients

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 3 jours
Med Research
Des progrès continus et récents dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) (Visuel Adobe Stock 136609121)

Les progrès continus et récents dans le traitement de la dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) sont soulignés par cette équipe d’ophtalmologistes et de pharmacologues de la Shanghai Jiao Tong University. Cette analyse et perspective présentée dans la revue Med Research, confirme que le paysage thérapeutique de la DMLA évolue très rapidement, avec de nouveaux mécanismes et des systèmes d'administration améliorés offrant de meilleures perspectives aux patients.

 

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) demeure l'une des principales causes de perte de vision dans le monde mais des avancées significatives ont été réalisées dans les traitements de la DMLA sèche et de la DMLA humide. Comme le soulignent les auteurs, « les traitements actuels de la DMLA sèche ont une efficacité limitée pour stopper la progression de l'atrophie géographique (AG : le stade avancé de la DMLA sèche ou atrophique), ce qui souligne la nécessité d'approches innovantes ».

Les avancées les plus notables

Pour la DMLA sèche :

  • L'approbation par l’Agence américaine FDA du pegcetacoplan et de l'avacincaptad pegol, 2 traitements ciblant le système du complément pour ralentir la progression de l'AG. Le pegcetacoplan, un inhibiteur de C3, a réduit la croissance des lésions d'AG de 19 à 22 % lors des essais cliniques, tandis que l'avacincaptad pegol, un inhibiteur de C5, a montré une réduction de 35 %.

Ces traitements ciblent la composante inflammatoire de la DMLA,

offrant un espoir pour une maladie jusqu'alors considérée comme incurable ;

 

  • la photobiomodulation (s'est imposée comme une option non invasive pour la DMLA sèche, améliorant l'acuité visuelle de 2,4 lettres lors de l'essai LIGHTSITE III ;
  • enfin, la thérapie génique (par exemple, RGX-314) et les traitements à base de cellules souches sont prometteurs, mais restent expérimentaux.

Pour la DMLA humide :

  • les traitements anti-VEGF restent dominants, mais de nouvelles options comme le faricimab, un anticorps bispécifique ciblant le VEGF et l'angiopoïétine-2, se démarquent.

Le faricimab permet des intervalles d'administration prolongés (jusqu'à 16 semaines),

réduisant ainsi le recours à des injections fréquentes;

  • l'association de l'inhibition du complément et du traitement anti-VEGF présente un potentiel significatif, ce qui est illustré par un candidat, l'IBI302, un médicament à double ciblage actuellement en essais de phase III.

 

Ces avancées témoignent de l’avancée des traitements mais remettent également en question les paradigmes traditionnels : ainsi, le passage des injections mensuelles à des traitements à action prolongée pourrait révolutionner la prise en charge des patients.

 

Enfin, émerge la promesse des thérapies combinées et de la médecine de précision personnalisée, qui reste à valider mais qui pourrait transformer les résultats.

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