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DMLA : Une rétine biohybride pour régénérer la rétine endommagée

Actualité publiée il y a 1 année 5 mois 6 jours
Journal of Neural Engineering
Le principe, avec cette rétine biohybride est de greffer de nouvelles cellules rétiniennes à l’œil pour reconstruire la rétine endommagée (Visuel Adobe Stock 199837300)

Aujourd’hui, la dégénérescence maculaire liée à l’âge touche près de 200 millions de personnes dans le monde. Le développement de la première rétine artificielle biohybride, une thérapie cellulaire basée sur des cellules rétiniennes bien sûr un « échafaudage » de fibroïne de soie marque une étape majeure dans le traitement de la Dégénérescence maculaire liée à l’âge (DMLA). L'équipe de bioingénieurs de l’Universidad Complutense de Madrid qui publie ses travaux dans le Journal of Neural Engineering ouvre pour la première fois l'espoir d'un traitement curatif.

 

La dégénérescence maculaire liée à l'âge (DMLA) est une maladie neurodégénérative qui entraîne une perte progressive de la vision centrale et même la cécité à son stade le plus avancé. Déclenchée par des mécanismes hétérogènes, complexes et encore mal connus, c’est la première cause de perte de vision irréversible chez les personnes de plus de 65 ans. La DMLA est en effet toujours une maladie qui reste incurable en dépit du progrès constant des traitements. Les thérapies existantes, bien qu’en « progrès » ne font que soulager les symptômes et ralentir la progression de la maladie.

Une thérapie de régénération cellulaire

"Le principe, avec cette rétine biohybride est de greffer de nouvelles cellules rétiniennes à l’œil pour reconstruire la rétine endommagée », explique l’auteur principal, le Dr Fivos Panetsos, chercheur à l'hôpital Clínico San Carlos de Madrid.

 

La rétine artificielle est composée de cellules rétiniennes qui adhèrent à des biofilms de fibroïne de soie très fins, un biomatériau 100% biocompatible avec les tissus humains. Ces biofilms sont recouverts d'un gel qui les protège lors de la chirurgie oculaire et leur permet de survivre pendant le temps nécessaire à s'intégrer au tissu environnant une fois la greffe effectuée. La rétine transplantée contient également des cellules mésenchymateuses qui fonctionnent comme des producteurs de molécules neuroprotectrices et neuroréparatrices et facilitent l'intégration fonctionnelle des cellules greffées chez l’hôte. Ici, Enfin, les chercheurs apportent une première preuve de concept in vitro des caractéristiques structurelles et fonctionnelles attendues de la rétine biohybride.

 

C’est une étape de plus vers un traitement curatif de la DMLA, un début de réponse à un besoin considérable.

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