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ÉPIGÉNÉTIQUE : L’expérience de vie se transmet des parents aux enfants

Actualité publiée il y a 6 mois 3 semaines 3 jours
eNeuro
L’expérience de la vie peut ainsi et aussi être transmise d’une génération à l’autre via ces changements d’expression des gènes, ou modifications épigénétiques.

Ces souris transmettent à leur progéniture les avantages cérébraux d’une éducation et d’une expérience plus riche, révèlent ces travaux d’une équipe de l’Université de Universität Göttingen, présentés dans la revue eNeuro. L’expérience de la vie peut ainsi et aussi être transmise d’une génération à l’autre via ces changements d’expression des gènes, ou modifications épigénétiques.

 

De précédentes études ont montré la transmission, parfois sur plusieurs générations, d’effets sur la santé liés à l'exposition à certains facteurs environnementaux dont de mode de vie. Ainsi, le régime alimentaire ou la pratique de l’exercice des parents peut, via des modifications épigénétiques transmissibles, avoir un impact significatif sur la santé de leur descendance. Cette étude allemande menée sur la souris montre le même processus « d’héritabilité » de l’expérience de la vie de nos aînés.

 

Ici, des souris qui grandissent dans une cage de base et dont les parents ont été élevés dans un environnement propice aux interactions sociales et à la stimulation physique et mentale, présentent, en dépit de leur confinement, une plasticité du cortex visuel élevée tout au long de la vie. Cela suggère que l’expérience de la vie peut donc être transmise d’une génération à l’autre par une combinaison de modifications de l’expression génique et…de la parentalité bien sûr.

 

Une expérience surprenante : les scientifiques montrent qu’en bloquant l'entrée visuelle d’un œil chez la souris adulte, un recâblage du cortex visuel se produit pour donner la priorité à l'entrée de l'œil qui reste ouvert. Cette forme de plasticité se réduit au fil du temps chez des souris logées dans des cages standard, mais reste préservée chez des souris élevées dans un environnement plus ouvert, ici une grande cage à deux étages avec des zones de vie et de restauration séparées par une échelle, des labyrinthes régulièrement changés et un toboggan. Jusque-là, rien de très surprenant. Cependant les souris dont les parents - en particulier les mères - ont été élevées dans un environnement ouvert, même lorsqu’elles sont confinées dans une cage standard, conservent aussi cette plasticité à vie dans le cortex visuel.

 

Des résultats qui seront certes difficiles à valider chez l’Homme, mais qui suggèrent que l’on transmet aussi à ses enfants et autrement que par l’éducation et la parentalité, la richesse de ses expériences de vie !