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GASTROENTÉRITE : Les gènes du norovirus livrent de nouveaux antiviraux

Actualité publiée il y a 6 jours 43 min
PNAS
Ce nouveau système permet de préciser les fonctions de gènes spécifiques du norovirus et d'étudier les mécanismes de sa réplication et de sa pathogénicité (Visuel Adobe Stock 531961521).

Cette équipe de pharmacologues de de l'Université d'Osaka décrit, dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine, sa nouvelle méthode pour accélérer le développement de vaccins et de médicaments contre le norovirus, la principale cause de gastroentérite. Un système décrit comme « simple et efficace », qui permet de préciser les fonctions de gènes spécifiques du norovirus et d'étudier les mécanismes de sa réplication et de sa pathogénicité. 

 

Le norovirus est responsable de centaines de milliers de décès chaque année. Cependant, son système de « génétique inverse » robuste a toujours été un défi pour la recherche sur les traitements antiviraux et les vaccins. L’équipe japonaise surmonte cet obstacle via un « système de génétique inverse ».

 

Les systèmes de génétique inverse permettent de déterminer les fonctions des gènes en modifiant un gène individuel et en observant le résultat, créant ainsi un virus recombinant. Ces systèmes constituent de puissants outils pour étudier la réplication et les maladies virales et contribuent au développement de nouvelles thérapies antivirales et de vaccins.

 

L’étude applique cette technique à un modèle de poisson-zèbre pour créer un nouveau système de génétique inverse capable de générer des norovirus humains infectieux porteurs de mutations spécifiques ou marqués par des gènes rapporteurs (qui permettent de marquer le virus et de rendre compte de son activité et de sa localisation au sein de la cellule hôte). La technique a donc permis de visualiser le virus en action, d'étudier les mécanismes de sa réplication et de sa pathogénicité.

Cette « plateforme » qui pourra être exploitée par d’autres équipes de recherche constitue une étape cruciale dans la recherche sur le norovirus humain.

« Sa capacité à faciliter le criblage antiviral et à accélérer le développement de vaccins pourrait même en faire un outil révolutionnaire », écrivent les chercheurs, qui jettent ainsi les bases de stratégies de santé publique plus efficaces et d'une réduction significative de la charge mondiale d'infections à norovirus.