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GLAUCOME : L’expression différentielle ouvre de nouvelles voies de traitement

Actualité publiée il y a 2 années 5 mois 4 jours
Human Molecular Genetics
Les quelques mutations génétiques connues comme associées au glaucome n’expliquent qu’environ 10% des cas.

Actuellement, les quelques mutations génétiques connues comme associées au glaucome n’expliquent qu’environ 10% des cas. Deux petits groupes distincts de molécules (miRNA) qui régulent l'expression des gènes sont identifiés par cette équipe de l'Université Augusta dans le liquide oculaire de patients atteints de 2 types distincts de glaucome. Ces microARN exprimés différemment ou ce que les auteurs nomment « cette expression différentielle » ouvrent la voie vers de nouvelles cibles « génétiques » associées au glaucome, mais aussi vers une meilleure compréhension des processus biologiques sous-jacents à ces types de glaucome.

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En identifiant les voies biologiques impliquées, nous pourrons peut-être les inverser, en identifiant de meilleures cibles et en concevant de nouveaux médicaments, explique le Dr Yutao Liu, chercheur en vision et génétique humaine au département de biologie cellulaire de l’Université d’Augusta.

 

Cette expression différentielle de microARNs ou miARNs signifiant en fait des niveaux plus ou moins élevés de ces petites molécules est essentielle car elle est significativement spécifique de ces types de glaucome. L’analyse a porté ici sur cette expression des miARNs dans l'humeur aqueuse d’une douzaine de patients atteints de glaucome primitif commun à angle ouvert et d’une douzaine de patients atteints de glaucome exfoliatif rare, plus difficile à traiter, et a comparé le profil miRNAs de chaque cas à celui de 11 témoins n’ayant aucun trouble de la vision. L’analyse constate que :

  • l'expression de 3 miARNs : miR-125b-5p, miR-302d-3p et miR-451a est significativement différente entre les patients atteints de glaucome à angle ouvert primaire et les témoins,
  • l’expression de 5 moARNs : miR-122-5p, miR-3144-3p, miR-320a, miR-320e et miR-630 est significativement différente entre les patients atteints de glaucome exfoliaif et les témoins ;
  • la plupart de ces miARNs n'avaient jamais été associés au glaucome. Cependant, miR122-5p, présent dans le glaucome exfoliatif, cible 3 gènes, OPTN, TMCO1 et TFG-β1, déjà associés au glaucome. L’examen des voies des autres miARNs identifiés montrent également une implication probable dans le glaucome.
  • chaque miARN peut littéralement cibler des centaines de gènes ! selon sa localisation et, généralement, lorsque l'expression du miARN est augmentée, l'expression des gènes touchés est réduite. Comprendre les effets de chaque modification est donc extrêmement complexe.

 

Les chercheurs cultivent actuellement des cellules primaires issues de l'humeur aqueuse de l'œil humain, afin « d’extraire » ces miARNs, les synthétiser, puis les redonner à des cellules pour identifier quels sont alors les gènes affectés et si ces gènes sont liés au glaucome…