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GOUTTE : Le syndrome métabolique, un facteur de risque modifiable ?

Actualité publiée il y a 1 année 7 mois 1 jour
Arthritis & Rheumatology
2 facteurs de risque de goutte émergent, l'obésité abdominale et des triglycérides élevés (Visuel Adobe Stock 492919625)

Cette équipe de la Sungkyunkwan University School of Medicine (Corée du Sud) montre dans la revue Arthritis & Rheumatology, tout le poids de facteurs métaboliques modifiables dans le développement de cette maladie, la goutte, un rhumatisme inflammatoire qui s’accompagne d’un large spectre de comorbidités. Ces données sensibilisent à 2 facteurs de risque de goutte en particulier, l'obésité abdominale et des triglycérides élevés.

 

La goutte, une condition caractérisée par un gonflement des articulations et des douleurs articulaires est liée à un excès d’acide urique produit par le corps lors du processus de décomposition des purines, des substances naturelles présentes dans les cellules du corps et dans la plupart des aliments. Ces niveaux de purine sont particulièrement élevés dans la viande, les fruits de mer et l'alcool. Résultat d'une accumulation de cristaux d'acide urique dans l'articulation, la goutte affecte souvent le gros orteil, mais peut affecter des articulations plus importantes, comme le genou. La maladie a déjà été associée à l'obésité mais aussi à la consommation excessive d'alcool et à la prise de diurétiques en traitement de l'hypertension artérielle.

 

Le goutteux, l'hyperuricémique est un patient multirisque

HTA, infarctus, diabète, syndrome métabolique, insuffisance rénale sont également associés à la goutte.

 

L’étude a analysé les données de 1,3 million de participants âgés de 20 à 39 ans qui ont passé 3 bilans de santé à 2 ans d'intervalle. L’analyse révèle que :

 

  • les hommes atteints du syndrome métabolique et ceux qui ont développé le syndrome durant le suivi de l’étude présentent un risque plus élevé de développer la goutte ;
  • ainsi, 18.473 participants ont développé la goutte et les participants atteints de syndrome métabolique connaissent une incidence de la goutte 4 fois plus élevée que leurs homologues exempts de trouble métabolique ;
  • les participants qui ont développé un syndrome métabolique durant le suivi ont quant à eux un risque multiplié par 2 de développer ce rhumatisme ;
  • des triglycérides élevés et une obésité abdominale apparaissent les facteurs de risque les plus déterminants de la maladie ;
  • inverser le syndrome métabolique réduit le risque de goutte incidente de près de moitié.

 

Cette première étude à grande échelle qui confirme l'association entre le syndrome métabolique et le risque de goutte incite donc à mieux détecter, prévenir et traiter ces 2 maladies, fréquemment associées.


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