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INFECTION URINAIRE : Bientôt un vaccin !

Actualité publiée il y a 1 année 9 mois 1 semaine
PNAS
Cette nouvelle stratégie de vaccination  pourrait « reprogrammer » le corps pour lutter contre les bactéries responsables de ces infections des voies urinaires (Visuel Fotolia).

« Adieu les infections urinaires », titrent ces scientifiques de l’Université Duke (Caroline du Nord). Ils viennent de développer une stratégie de vaccination contre les infections des voies urinaires, des infections qui toucheront jusqu'à 50% des femmes au moins une fois au cours de leur vie. Alors que l’infection des voies urinaires (IVU) peut être très douloureuse, persistante et récidivante, ce vaccin pourrait combler un énorme besoin. Le candidat fait ici ses preuves chez la souris- preuves à paraître prochainement dans les Actes de l’Académie des sciences américaine (PNAS).  

 

Lors de tests chez la souris, le vaccin administré directement par injection dans la vessie permet d'éliminer totalement les bactéries. Cette nouvelle stratégie de vaccination développée par les chercheurs de la Duke pourrait ainsi « reprogrammer » le corps pour lutter contre les bactéries responsables de ces infections des voies urinaires. «Plusieurs vaccins contre les infections urinaires ont déjà été testés lors d'essais cliniques, mais n’ont montré, jusque-là, qu’une efficacité limitée », rappelle l'auteur principal, le Dr Soman Abraham, professeur de pathologie, d'immunologie et de génétique moléculaire et microbiologie à l'École de médecine de la Duke.

Les cellules immunitaires (vertes) infiltrant la muqueuse de la vessie (rouge) combattent les bactéries envahissantes. Noyaux d'autres cellules tissulaires de la vessie en bleu (Visuel Duke Health)

Il n'existe aujourd'hui aucun vaccin efficace contre les infections urinaires

Ce nouveau vaccin vésical est ici décrit comme "hautement" efficace à éradiquer les bactéries résiduelles de la vessie, mais également à prévenir de futures infections.

 

La preuve in vivo : l'équipe montre que le vaccin est actif chez la souris, modèle d’infection urinaire. Le vaccin permet en effet de reprogrammer une réponse immunitaire inadéquate en réponse immunitaire efficace. Chez la souris modèle -dont la vessie est infectée par la bactérie E. coli-  le système immunitaire répond faiblement à l’infection et se concentre plus sur la réparation des tissus endommagés. Les bactéries ne « disparaissent » jamais complètement et survivent dans la vessie pour attaquer à nouveau.

La nouvelle stratégie vaccinale enseigne à la vessie à combattre plus efficacement les bactéries : en administrant le vaccin directement dans la vessie, l'antigène du vaccin en combinaison avec un adjuvant connu pour stimuler le recrutement de cellules bactériennes de compensation, parvient à éradiquer l’infection. Ces souris immunisées sont capables ensuite de lutter efficacement contre l'infection à E. coli et d’éliminer toutes les bactéries résiduelles de la vessie, ce qui suggère que le site d'administration pourrait être un facteur important pour l'efficacité d'un vaccin.

 

De premiers résultats donc très encourageants, basés sur des composants déjà documentés comme sûrs pour l'usage humain, mais qui appellent à d’autres études cliniques pour validation.

Ces essais cliniques devraient être menés « relativement rapidement », précisent les chercheurs.

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