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La maladie de HUNTINGTON révèle une molécule choc contre le cancer

Actualité publiée il y a 6 jours 22 heures 3 min
EMBO Reports
Dans la maladie de Huntington, des séquences répétées - sous forme de petits ARN interférents (siRNAs)- attaquent les gènes essentiels à la survie de la cellule.

Les patients atteints de la maladie de Huntington, une maladie génétique mortelle caractérisée par une dégradation des cellules nerveuses dans le cerveau, ont jusqu'à 80% moins de cancer que la population générale. Les scientifiques de la Northwestern University se sont demandé pourquoi. Ils exploitent ici, dans l’EMBO Journal, un gène « super-assassin » pour en faire un nouveau traitement choc contre le cancer.

 

La maladie de Huntington est causée par l’excès d'un certain type de séquences d'ARN répétées dans un gène - la huntingtine- présent dans chaque cellule. Ce défaut qui entraîne le développement de la maladie est également très toxique pour les cellules tumorales. Ces séquences répétées - sous forme de petits ARN interférents (siRNAs)- attaquent les gènes essentiels à la survie de la cellule. Et si les cellules nerveuses dans le cerveau sont vulnérables à cette forme de mort cellulaire, les cellules cancéreuses le sont encore plus. L’équipe de Chicago a regardé pourquoi « le gène » de Huntington est si toxique pour les cellules cancéreuses et a mis cette toxicité au service une nouvelle approche de courte durée pour éradiquer le cancer.

 

Un super-assassin de cellules tumorales : Cette molécule dérivée de ces petits ARN interférents se révèle un super assassin contre toutes les cellules tumorales, explique l'auteur principal Marcus Peter, de la Feinberg School of Medicine de l'Université Northwestern. « Nous n'avons jamais rien vu d’aussi puissant ». Les chercheurs ont testé la molécule super-assassin :

  • in vivo : les chercheurs ont délivré la molécule via des nanoparticules à des souris modèles de cancer de l'ovaire. Ce traitement a considérablement réduit la croissance tumorale et sans entrainer de toxicité et les tumeurs n'ont pas développé de résistance au traitement. Il s’agit maintenant « d’affiner la méthode de délivrance pour augmenter son efficacité contre la tumeur et à parvenir ensuite à stabiliser les nanoparticules, afin de pouvoir les stocker ».
  • in vitro : testée également sur des lignées cellulaires de souris et humaines, de tumeur des ovaires, des seins, de la prostate, du foie, du cerveau, du poumon, de la peau et du colon, la molécule élimine toutes les cellules cancéreuses.

 

 

Pour un traitement choc contre le cancer : la molécule serait adaptée à un traitement « choc » de quelques semaines, permettant de tuer les cellules cancéreuses sans risquer le développement de problèmes neurologiques comme ceux dont souffrent les patients de Huntington.

Sur le papier, cela semble possible, alors que les patients de Huntington ont une exposition à vie à ces séquences d'ARN toxiques, mais ne développent généralement pas de symptômes avant l'âge de 40 ans.

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