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LONGÉVITÉ : Faire baisser la tension pour prolonger la vie ?

Actualité publiée il y a 1 année 9 mois 2 semaines
Biogerontology
Cependant, l’antihypertenseur, pourra-t-il être utilisé aux mêmes fins chez l’Homme ? (Visuel Fotolia 115373884)

Un médicament contre l'hypertension artérielle pourrait être une clé de l'augmentation de la durée de vie, selon cette étude de l’Université de la ville d'Osaka, publiée dans la revue Biogerontology : il s’agit du métolazone, un médicament utilisé pour traiter l'hypertension, qui active une réponse au stress mitochondrial. Le médicament, prolonge la durée de vie du ver rond Caenorhabditis elegans.

En d’autres termes, C. elegans qui reçoit de la métolazone vit plus longtemps que le même ver « sans médicament ». Cependant, l’antihypertenseur, pourra-t-il être utilisé aux mêmes fins chez l’Homme ?

 

profond à travers l'humanité. Ce vif intérêt pour une longévité, en bonne santé, a motivé de nombreuses recherches sur les mécanismes du vieillissement et sur d’hypothétiques médicaments anti-âge. Les chercheurs savent aujourd’hui que les mitochondries, ces mini-usines cellulaires à énergie jouent un rôle important dans le vieillissement. Plus précisément, lorsque les mitochondries sont endommagées et que leur fonction est altérée, un processus appelé réponse protéique dépliée mitochondriale ( UPRmt ) se produit qui répare les mitochondries et favorise la survie des cellules. Par conséquent, certains scientifiques travaillent sur cette voie :

Augmenter la durée de vie en identifiant des médicaments qui activent l'UPRmt.

Le Dr Eriko Kage-Nakadai et ses collègues japonais font partie de ces équipes de recherche fascinées par la recherche sur le vieillissement : « même si le vieillissement n'est pas une maladie, la recherche de médicaments qui peuvent ralentir le vieillissement et atténuer ou prévenir ses effets négatifs sur notre santé ». Les recherches actuelles montrent des signes prometteurs. Des expériences avec Caenorhabditis elegans - un ver couramment utilisé dans la recherche biologique comme modèle - ont déjà identifié plusieurs composés qui augmentent la durée de vie du ver en déclenchant l'UPRmt.

 

L’équipe a criblé environ 3.000 médicaments en les testant sur des vers conçus pour briller si le traitement active la hsp-6, un gène exprimé avec la voie de l'UPRmt. Sur ces 3.000 médicaments, 1.300 sont des médicaments non brevetés approuvés par l'EMA et d'autres agences sanitaires,

  • les 1.700 restants sont médicaments non encore approuvés ;
  • la métolazone, un médicament utilisé pour traiter l'insuffisance cardiaque et l'hypertension artérielle, identifié par le criblage, puis testé sur le ver, augmente sa durée de vie ;
  • en revanche, la métolazone n'allonge pas la durée de vie des vers chez lesquels les gènes atfs-1, ubl-5 et nkcc-1 ne fonctionnent pas en raison de mutation. Les 2 premiers gènes sont connus pour être essentiels à la fonction UPRmt, ce qui suggère que la métolazone agit bien sur la voie UPRmt. Le troisième gène, nkcc-1, «code» une protéine qui fait partie d'une famille de protéines ciblée par la métolazone dans sa fonction habituelle de médicament antihypertenseur.
  • Le fait que la métolazone n'augmente pas la durée de vie de C. elegans avec nkcc-1 mté suggère que le médicament peut avoir besoin de bloquer la protéine nkcc-1 pour activer ensuite la voie UPRmt ;

 

 «Ce qui est particulièrement excitant, c'est que nous avons testé des médicaments déjà disponibles et approuvés et révélé le potentiel de repositionnements pour contrôler le vieillissement ».

Ces travaux ouvrent, avec la découverte de l’action de cet antihypertenseur, une nouvelle voie de recherche de médicaments anti-âge.

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