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MALADIE CARDIOVASCULAIRE : 2 cas sur 3 sont liés au régime alimentaire

Actualité publiée il y a 1 année 3 mois 1 semaine
European Heart Journal - Quality of Care and Clinical Outcomes
Une mauvaise alimentation est le principal facteur de décès par maladie cardiaque dans le monde (Visuel Adobe Stock94716982)

Une mauvaise alimentation est le principal facteur de décès par maladie cardiaque dans le monde, conclut cette large étude épidémiologique. Les résultats publiés à l'occasion de la Journée mondiale de l'alimentation dans l’European Heart Journal soulignent l'importance d'un accès pour tous à une alimentation saine abordable et durable.

 

Cela signifie, qu’il serait possible d’éviter les deux tiers des décès cardiaques grâce à une alimentation plus saine. Si l’on connaissait le lien entre un mode de vie sain et le risque de cardiopathie ischémique, l’étude met en exergue le poids particulier du facteur nutrition, avec l'hypertension artérielle et l'hypercholestérolémie, résume l’auteur principal, le Dr Xinyao Liu, de la Central South University de Changsha (Chine).

Un régime alimentaire plus sain pourrait permettre d’éviter 6 millions de décès chaque année

Plus de 6 millions de décès pourraient être évités en réduisant la consommation d'aliments transformés, de boissons sucrées, de graisses trans et saturées, ainsi que de sel et de sucre ajoutés, tout en augmentant la consommation de poisson, de fruits, de légumes, de noix et de grains entiers.

 

Nous devrions consommer chaque jour en revanche :

  • 200 à 300 mg d'acides gras oméga 3 provenant de fruits de mer,
  • 200 à 300 grammes de fruits,
  • 290 à 430 grammes de légumes,
  • 16 à 25 grammes de noix,
  • 100 à 150 grammes de grains entiers.

 

Le nombre de personnes touchées par la maladie cardiaque continue d'augmenter en raison de la démographie et du vieillissement

C’est une nouvelle analyse des données de la Global Burden of Disease Study 2017, une large étude menée dans 195 pays entre 1990 et 2017 qui permet de souligner ainsi l’importance d’une alimentation équilibrée pour le maintien de la santé cardiaque. L’analyse constate :

  • une prévalence de 126,5 millions de personnes qui vivent avec une cardiopathie ischémique dans le monde ;
  • une incidence de 10,6 millions de nouveaux diagnostics de la maladie, chaque année dans le monde ;
  • 8,9 millions de décès soit 16% de tous les décès causés par les cardiopathies ischémiques (vs 12,6% de tous les décès en 1990) ;
  • une réduction, cependant, des taux de prévalence, d'incidence et de mortalité normalisés selon l'âge pour 100.000 personnes de 11,8%, 27,4% et 30%, respectivement, entre entre 1990 et 2017 ;
  • mais un doublement du nombre de cas en valeur absolue sur la même période.
  • « Bien que des progrès aient été réalisés dans la prévention des maladies cardiaques et l'amélioration de la survie, en particulier dans les pays développés, le nombre de personnes touchées continue d'augmenter en raison de la croissance démographique et du vieillissement ».
  • 11 facteurs de risque de décès par cardiopathie ischémique : les chercheurs ont évalué l’impact de ces 11 facteurs de risque, le régime alimentaire, l'hypertension artérielle, le cholestérol LDL, la glycémie élevée dans le plasma, le tabagisme, l'indice de masse corporelle (IMC) élevé, la pollution de l'air, un manque d’activité physique, l'insuffisance rénale, l'exposition au plomb et l’excès d’alcool. Les chercheurs ont calculé la proportion de décès qui pourrait être évitée en éliminant chaque facteur de risque. L’analyse conclut que, en supposant que les autres facteurs de risque restent inchangés :
  • 69,2% des décès dus aux cardiopathies ischémiques dans le monde pourraient être évités avec l’accès généralisé à une alimentation plus saine ;
  • 54,4% des décès pourraient être évités avec le maintien de la pression artérielle systolique à 110-115 mmHg ;
  • 41,9% des décès pourraient être évités si le cholestérol LDL sérique était maintenu à 0,7-1,3 mmol / L ;
  • 25,5% des décès pourraient être évités si la glycémie plasmatique à jeun était maintenue à 4,8-5,4 mmol / L ;
  • enfin, l'éradication du tabagisme (actif et passif) pourrait éviter 20,6% des décès par cardiopathie ischémique (le tabagisme est classé au 4è rang des causes de décès par cardiopathie ischémique chez les hommes et entre 1990 et 2017, la prévalence mondiale du tabagisme a diminué de 28,4% chez les hommes et de 34,4% chez les femmes) ;
  • un IMC élevé est le 5è facteur le plus important de décès par cardiopathie ischémique chez les femmes et le 6è chez les hommes ;
  • enfin, chez les deux sexes, les contributions en pourcentage de la pollution atmosphérique et de l'exposition au plomb aux décès par cardiopathie ischémique normalisés selon l'âge augmentent de manière inverse au degré de développement du pays de résidence.

 

En synthèse, cette analyse rappelle, chiffres à l’appui, que la majorité des cardiopathies ischémiques sont évitables grâce à l’adoption d’un mode de vie sain. Les interventions de santé publique devraient donc cibler pays par pays, région par région, les comportements, alimentaires notamment, à corriger.

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