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MALADIE de PARKINSON : Comment l'alpha-synucléine étouffe les cellules cérébrales

Actualité publiée il y a 7 mois 3 jours 9 heures
Nature Communications
La protéine alpha-synucléine (en rouge sur visuel) se colle sur la face interne des neurones du cerveau (Visurl Adobe Stock 179073088)

C’est une étape cruciale dans la compréhension du développement de la maladie de Parkinson qui vient d’être franchie, une maladie qui touche aujourd’hui plus de 10 millions de personnes dans le monde. Cette équipe de neurologues du St John's College, Université de Cambridge décrypte, dans la revue Nature Communications, la fonction délétère de la protéine clé alpha-synucléine (en rouge sur visuel) sur les neurones du cerveau.

 

La recherche, menée par le Dr Giuliana Fusco, chercheur au St John's College, Université de Cambridge, et auteur principal de l'article rappelle que la maladie de Parkinson est un trouble neurologique progressif qui provoque l'affaiblissement ou la mort des cellules nerveuses productrices de dopamine du cerveau. La maladie présente toute une variété de symptômes, notamment des tremblements - en particulier au niveau des mains - des problèmes de mobilité et d'équilibre, de la lenteur et une rigidité extrême des bras et des jambes. La maladie de Parkinson se développe lorsque les cellules du cerveau cessent de fonctionner correctement et ne peuvent pas produire suffisamment de dopamine, un neurotransmetteur impliqué dans la motricité. La prévalence de la maladie, qui touche principalement les personnes de plus de 60 ans et s'aggrave au fil des années, a tendance à progresser avec le vieillissement des populations. Cependant, la maladie de Parkinson peut également affecter des personnes plus jeunes.

Mais comment alpha-synucléine s'agrège ?

On ignore encore pourquoi certaines personnes développent la maladie, cependant les scientifiques font l’hypothèse d’une combinaison de facteurs d'âge, génétiques et environnementaux. Les chercheurs ont commencé par examiner le rôle de la protéine alpha-synucléine dans des conditions saines afin de pouvoir identifier les anomalies de fonction possibles dans les cellules des patients atteints de la maladie de Parkinson. Toutes les cellules du corps ont une membrane plasmique qui protège les cellules et transporte généralement les nutriments et élimine les substances toxiques.

 

La fonction de l'alpha-synucléine, la protéine qui, dans des conditions pathologiques, forme des amas qui affectent les capacités motrices et cognitives reste encore mal comprise. La recherche montre que lorsque la protéine fonctionne normalement, elle joue un rôle important dans les mécanismes par lesquels les neurones échangent des signaux dans le cerveau. Lorsqu’elle est mal repliée et fonctionne mal, elle s’agrège en amas qui finissent par se propager et tuer les cellules cérébrales saines. Précisément, en cas de dysfonctionnement, la protéine alpha-synucléine colle à la face interne de la membrane plasmique des cellules nerveuses (mais pas vers l'extérieur) et s'agrège.

 

Développer un traitement pour inverser les effets de la maladie : si les traitements existants et des changements de mode de vie, notamment le repos et l'exercice, permettent d’atténuer les symptômes, il n’existe aujourd’hui aucun traitement curatif de la maladie.

Les scientifiques travaillent au développement d'une thérapie qui ciblerait l’agrégation de protéine alpha-synucléine sur la face interne des cellules nerveuses et qui s'attaquerait aux origines de la maladie. 

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