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MALADIE MENTALE : la perte de poids est possible, antipsychotiques ou pas

Actualité publiée il y a 9 mois 2 semaines 4 jours
Obesity
Il est tout à fait possible de perdre du poids indépendamment de l'utilisation de médicaments « psychiatriques ».

Les patients ayant des problèmes de santé mentale encourent un risque accru d’obésité. Cette étude canadienne est la première à examiner les résultats d’un programme de perte de poids, basé sur le mode de vie, chez les personnes atteintes de troubles de la santé mentale, prenant des antidépresseurs ou des antipsychotiques seuls, en association ou pas du tout. Les conclusions présentées dans la revue Obesity suggèrent tout à fait possible la perte de poids indépendamment de l'utilisation de médicaments « psychiatriques ».

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Les personnes ayant des problèmes de santé mentale encourent un risque accru d’obésité à double titre, en raison de leur trouble mental, et de l’effet secondaire de gain de poids associé à bon nombre de médicaments utilisés pour traiter ces troubles. Cependant, on ignore si la prise de ces médicaments désavantage les patients qui veulent perdre du poids voire même les empêche de perdre du poids.

Les personnes sous antidépresseurs et / ou antipsychotiques qui participent à un programme de gestion du poids peuvent perdre du poids

Les chercheurs ont examiné les données de 17.519 patients inscrits à un programme de perte de poids et de mode de vie à la clinique médicale de Wharton (Ontario, Canada). Les participants avaient un indice de masse corporelle (IMC) >27 kg / m2 et au moins une comorbidité liée au poids, ou encore un IMC supérieur à 30 kg / m2. Les données médicales des participants ont été collectées de juillet 2008 à juillet 2017. En raison des différences connues entre hommes et femmes en termes de perte de poids et de prévalence des troubles de santé mentale, les chercheurs ont effectué des analyses distinctes pour les patients hommes et les patients femmes. Les différences de poids absolu et de taux de changement de poids ont été calculées par groupe de médicaments psychiatriques. Les participants ont été classés comme prenant un ou plusieurs antidépresseurs, un ou plusieurs antipsychotiques, une combinaison des deux ou aucun médicament psychiatrique. Les auteurs ont également procédé à une sous-analyse parmi les patients prenant des médicaments psychiatriques en fonction des effets déjà connus sur le poids, de certains médicaments psychiatriques. Les mesures de la taille et de poids ont été relevées par un professionnel de santé qualifié et les patients ont consulté un médecin et / ou un nutritionniste chaque mois pour recevoir des conseils nutritionnels et d'activité physique concourant à un mode de vie sain. Des conseils ont également été apportés sur la gestion et la prévention de l'obésité. L’analyse montre que :

  • plus de 23% des participants prenaient au moins un médicament psychiatrique ;
  • si les hommes perdent beaucoup de poids, avec l’intervention de mode de vie et quel que soit le type de médicament psychiatrique utilisé, les hommes sous antidépresseurs seuls perdent un peu moins que les hommes prenant à la fois des antidépresseurs et des antipsychotiques, et que les hommes ne prenant aucun médicament ;
  • les femmes perdent autant de poids avec l’intervention de mode de vie, quelle que soit leur utilisation de médicaments psychiatriques ;
  • les hommes et les femmes sont capables de perdre un poids significatif, indépendamment de l’effet gain de poids de certains médicaments psychiatriques.

 

 

Il est possible de perdre du poids, même sous antidépresseur ou antipsychotique : l’étude suggère ainsi que les personnes qui prennent des antidépresseurs et / ou des antipsychotiques et qui participent à un programme de gestion du poids peuvent perdre du poids. Des résultats pertinents non seulement pour les professionnels de santé prodiguant des soins à ces patients mais également pour les patients concernés par les 2 comorbidités.

 

Peut-être faudra-t-il envisager de combiner d'autres thérapies au programme de modification du mode de vie afin de pouvoir encore "optimiser" la perte de poids chez ces patients. Mais la conclusion est là : les patients atteints de troubles de la santé mentale et d’un surpoids, peuvent retrouver un poids de santé grâce à ce type d’intervention sur le mode vie, médicaments psychiatriques ou pas.

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