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MALADIES des SURRÉNALES : Le premier THS calé sur le rythme circadien

Actualité publiée il y a 6 mois 1 semaine 1 jour
JIM
Ce premier traitement hormonal substitutif (THS) "circadien" se révèle prometteur dans les essais sur les patients atteints d'insuffisance surrénalienne (Visuel Adobe Stock 422505454)

Ce premier traitement hormonal substitutif (THS) "circadien" se révèle prometteur dans les essais sur les patients atteints d'insuffisance surrénalienne. L’étude, menée à l’Université de Bristol et présentée dans le Journal International de Médecine (JIM), contribue à expliquer l’intérêt des chronothérapies, et, plus largement -comme l’écrivent les auteurs- " pourquoi tout est une question de timing ".

 

Le traitement hormonal substitutif, le premier en son genre a une particularité de taille : il reproduit plus fidèlement les rythmes circadiens et ultradiens (oscillations biologiques dont la fréquence d'oscillation est plus élevée et la période est moins élevée) de nos hormones et permet de réduire ainsi les symptômes des patients souffrant de maladies des glandes surrénales.

Rétablir des niveaux normaux de cortisol

Les faibles niveaux de l’hormone cortisol sont généralement l’une des conséquences de conditions telles que la maladie d’Addison et l’hyperplasie congénitale des surrénales. Alors que l’hormone cortisol régule une série de processus vitaux, depuis les processus cognitifs tels que la formation de la mémoire, le métabolisme et les réponses immunitaires, jusqu'à la tension artérielle et la glycémie, une insuffisance ou une carence de cortisol peut déclencher des symptômes de fatigue débilitante, de nausées, de faiblesse musculaire, de tension artérielle dangereusement basse et de dépression.

Les affections surrénaliennes nécessitent un traitement de substitution à vie par hydrocortisone

Bien que les traitements hormonaux substitutifs (THS) oraux existants puissent restaurer les niveaux de cortisol, ils restent associés à une qualité de vie altérée des patients. En partie parce que le traitement actuel n’imite pas le rythme physiologique normal du corps, qu’il ne permet pas l’augmentation anticipée du cortisol et qu’il ne suit pas ses rythmes ultradiens et circadiens sous-jacents.

 

Une nouvelle thérapie « Pulsatility » : développée à l’issue de 10 années de recherche par l’équipe de Bristol, la thérapie a été conçue pour une administration d’hydrocortisone par pompe qui reproduit plus fidèlement le schéma de sécrétion rythmique naturelle du cortisol. La pompe sous-cutanée pulsatile apporte aujourd’hui ses premières preuves d’efficacité.

 

L’essai PULSES est mené auprès de 20 participants âgés de 18 à 64 ans souffrant d'insuffisance surrénalienne suivis durant 6 semaines et traités avec un THS d'hydrocortisone à dose habituelle administrée soit par la pompe, soit par le traitement oral standard 3 fois par jour. L’essai évaluait les symptômes psychologiques et métaboliques. L’analyse révèle que :

 

  • la thérapie par pompe a permis de réduire la fatigue d’environ 10 %, amélioré l’humeur et augmenté le niveau d’énergie du patient de 30 % dès le matin – une période clé où de nombreux patients ont des difficultés.

 

L’un des auteurs principaux, le Dr Georgina Russell, maître de conférences à l'université de Bristol commente ces résultats : « Les patients sous traitement de substitution du cortisol ont souvent des effets secondaires qui les empêchent de mener une vie normale. Cette nouvelle thérapie apporte l’espoir de restaurer la qualité de vie chez les milliers de personnes vivant avec une insuffisance hormonale ».

 

Enfin, le nouveau traitement permet de

réduire la dose sans réduire les bénéfices.

Ces données sur la nouvelle thérapie montrent clairement que le moment de l'administration du cortisol, en fonction du rythme de sécrétion du cortisol propre au corps, est crucial pour une cognition et un comportement « normaux » retrouvés.

 

Respecter la physiologie naturelle est donc une condition majeure d’efficacité du traitement.