MALADIES RARES : Des centaines de patients diagnostiqués grâce à la réanalyse génétique
Plus de 500 patients reçoivent un diagnostic de maladie rare, grâce à une réanalyse génétique. C’est l’estimation du European consortium for Solving the Unsolved Rare Diseases, piloté à la Radboud University (Pays Bas) qui sensibilise avec cette nouvelle donnée, dans la revue Nature Medicine, à l'importance de la collaboration internationale pour apporter une réponse à l’immense besoin encore non satisfait en matière de diagnostic des maladies rares.
Mené par les chercheurs Alexander Hoischen et Lisenka Vissers du centre médical universitaire Radboud, le consortium européen pour résoudre les maladies rares non résolues nous informe que plus de 500 patients européens atteints de maladies jusque-là « inconnues » ont pu enfin recevoir un diagnostic grâce à de nouvelles recherches génétiques : cela inclut des patients atteints de troubles neurologiques rares, de déficiences intellectuelles graves, de maladies musculaires et de cancer gastro-intestinal héréditaire.
Ces diagnostics n’auraient pas été posés sans cette collaboration européenne
Une maladie est considérée comme rare si moins de 5 personnes sur 10.000 sont atteintes de cette maladie. Sur les 7.000 maladies rares actuellement recensées, au moins 70 % ont une cause génétique. Étant donné la rareté de ces maladies, il est difficile d'en identifier la cause exacte dans l'ADN, même lorsque plusieurs membres d'une même famille en sont atteints. Cependant, des techniques diagnostiques de plus en plus performantes permettent de mieux diagnostiquer ces troubles neurologiques rares, ces malformations et déficiences intellectuelles, ces maladies neuromusculaires rares et ces susceptibilités héréditaires de cancer.
La « réanalyse génomique » des données génomiques existantes de 6.447 patients et de 3.197 membres de la famille non affectés a permis de
- diagnostiquer 506 patients ;
- pour 15 % de ces patients, il existe des pistes d'action et dans certains cas de traitement ;
- dans d'autres cas, le diagnostic apporte des éclaircissements aux patients et à leurs familles.
Une grande collaboration européenne, Solve-RD, impliquant 300 experts de 12 pays européens et du Canada a permis la pose de ces diagnostics. La collaboration a procédé à une réanalyse approfondie des données génétiques des patients.
Il n'est plus déterminant qu'un patient atteint d'une maladie rare soit vu aux Pays-Bas, en Allemagne ou en France.
La méthode pour parvenir au diagnostic est désormais la même partout. C’est un immense progrès qui a dû surmonter de nombreux défis logistiques, législatifs et éthiques.
L'approche est en cours d'élargissement grâce à l'Alliance européenne de recherche sur les maladies rares (ERDERA), un nouveau partenariat sur les maladies rares coordonné par l'INSERM, en France : ERDERA vise à offrir des diagnostics à ceux qui ne sont pas diagnostiqués, augmentant ainsi l'impact de la recherche sur les maladies rares.
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