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MICROBIOTE : De bonnes bactéries veillent sur le cœur aussi

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 6 jours
The Journal of Biological Chemistry
Une bactérie intestinale ou un probiotique contre le risque cardiaque ? (Visuel AdobeStock_298134138)

De bonnes bactéries intestinales qui contribuent à réduire le risque de maladie cardiaque aussi ? Le microbiote exerce également son influence sur le cœur, révèle cette équipe de l’Ohio State University, qui fait la lumière sur une bactérie très bénéfique, E. limosum, qui en interagissant avec la L-carnitine, une enzyme impliquée dans le métabolisme des lipides, réduit la production d'un composé délétère qui obstrue nos artères. En décryptant ce processus dans le Journal of Biological Chemistry, l’équipe américaine, illustre comment les bactéries intestinales peuvent profondément influencer les résultats de santé associés au métabolisme humain. Avec des implications en termes de nutrition.

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La réduction du risque de maladie cardiaque est un type d’avantage, apporté par de bonnes bactéries du microbiote intestinal, qui n’était pas connu avant cette étude. Ces bonnes bactéries rivalisent avec les mauvaises bactéries pour accéder aux mêmes nutriments dans l'intestin et lorsqu’elles l’emportent, ces bonnes bactéries peuvent prévenir les problèmes de santé liés au dysfonctionnement de notre métabolisme. La bactérie en question, Eubacterium limosum, réduit la production de triméthylamine (TMA), un composé qui pénètre dans la circulation sanguine, se rend dans le foie, où il est transformé en sa forme la plus nocive pour contribuer à obstruer les artères.

Une bactérie intestinale ou un probiotique contre le risque cardiaque ?

L’équipe « retrace » l’action de la bactérie et en décrit le potentiel thérapeutique. D’autant que la bactérie était déjà documentée pour son action anti-inflammatoire dans l'intestin, rappelle l’auteur principal de l’étude, Joseph Krzycki, professeur de microbiologie à l’Ohio State. Le produit chimique lié aux artères obstruées qui caractérisent l'athérosclérose, la triméthylamine ou TMA, est produit durant le métabolisme, lorsque certains microbes intestinaux interagissent avec certains nutriments des aliments. Parmi ces nutriments se trouve la L-carnitine, un composé chimique présent dans la viande et le poisson, également utilisé comme complément nutritionnel pour améliorer la récupération après l'exercice.

 

E. limosum interagit avec la L-carnitine de manière spécifique dans l'intestin, cette interaction inhibant le rôle de la L-carnitine dans la production de TMA. Les chercheurs attribuent le comportement bénéfique de la bactérie à une protéine appelée MtcB, une enzyme qui coupe des molécules spécifiques des composés pour aider les bactéries à générer de l'énergie et à survivre. La bactérie effectue cette « déméthylation » pour son propre bénéfice, mais ce processus a pour effet en aval de réduire la toxicité de la TMA. Lorsque les chercheurs nourrissent in vitro des cultures d'E. Limosum avec un assortiment de substrats potentiels, dont la L-carnitine, les bactéries synthétisent la protéine MtcB spécifiquement pour éliminer le groupe méthyle de la L-carnitine.

 

La découverte de cette action bénéfique de la bactérie intestinale E. Limosum suggère qu'il y a encore beaucoup à apprendre sur la façon dont les bactéries intestinales peuvent influencer les résultats pour la santé, notamment la santé cardiaque.

 

« S’il est encore trop tôt pour confirmer son potentiel thérapeutique, ces premiers résultats sont extrêmement prometteurs ».  

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