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MOTRICITÉ: Premiers pas du bébé, grand pas pour les paralysés

Actualité publiée il y a 7 années 9 mois 6 jours
Society for Experimental Biology Annual Meeting 2016

Comprendre comment le nouveau-né va se « préparer » à marcher et décrypter le processus qui le mène à ces premiers pas pourrait permettre de mieux aider les patients victimes d’une blessure de la moelle épinière et les enfants atteints de paralysie cérébrale. Avant même qu'ils ne se lèvent, les nourrissons ont déjà une idée approximative de la façon de marcher, expliquent ces chercheurs de l’Université d’Amsterdam. Leurs conclusions, présentées à la Réunion annuelle de la Society for Experimental Biology, marquent une première étape vers la modélisation des schémas neuronaux qui permettent le développement de la motricité.

Tout parent qui a observé, émerveillé, son bébé faire ses premiers pas, a décelé un instinct inné pour la marche. Ce réflexe primitif est la base sur laquelle les enfants vont construire tout leur mouvement pour la marche. L'équipe néerlandaise a observé l'émergence de comportement de marche, à la fois chez l'animal et le petit humain et suggère avec cette étude une similitude étonnante de leurs apprentissages.


L'équipe montre que des mouvements tels que ceux qui permettent la marche sont créés par l'activation combinée d'un petit ensemble de groupes de muscles qui permettent le contrôle de la motricité, à partir de quelques capacités locomotrices dites primitives : ainsi, les bébés humains naissent avec seulement 2 capacités « primitives » (ou innées) pour la marche: la première consiste à diriger les jambes et leur permet de se plier et de se détendre, la seconde commande leur alternance (gauche, droite, gauche, droite) pour avancer. Ensuite, les bébés apprennent 2 autres fonctions primitives, le contrôle de l'équilibre, la synchronisation du pas et du transfert de poids.

La preuve chez l'animal : et, malgré toutes les différences dans la structure du corps, motricité chez de nombreuses espèces animales semble également se dessiner avec ces mêmes fonctions primitives. Comme si chez l'Homme ou chez l'animal, ces fonctions étaient issue d'un même réseau neuronal ancestral. Décortiquer ces étapes essentielles et débrouiller finalement l'inné de l'acquis dans la capacité motrice pourrait permettre d'aider les patients handicapés à récupérer une certaine mobilité. La preuve vient d'être faite par l'équipe chez l'animal : l'activation de certains neurones associés à ces fonctions primitives permet d'améliorer la marche chez le rat.

Les chercheurs étudient déjà l'applicabilité de la méthode chez les enfants atteints de paralysie cérébrale et les adultes souffrant de lésions de la moelle épinière.

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