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PALUDISME : Preuves d’efficacité des anticorps monoclonaux

Actualité publiée il y a 7 mois 2 semaines 5 jours
Scientific Reports
De premières preuves de l'activité des anticorps monoclonaux contre le paludisme (Visuel Fotolia)

Les scientifiques du Walter Reed Army Institute of Research (WRAIR) et de la « Duke » (Caroline du Nord) rapportent ici, dans les Scientific Reports, de premières preuves de l'activité des anticorps monoclonaux contre le paludisme. C’est donc l’espoir d’un nouvel outil thérapeutique efficace dans la lutte mondiale contre des formes de paludisme de plus en plus résistantes.

 

Le paludisme, propagé par les moustiques, cause plus de 200 millions de cas et tue des centaines de milliers de personnes chaque année, avec une charge disproportionnée de morbidité et de mortalité chez les enfants et les femmes enceintes vivant dans les régions les plus pauvres et les plus démunies. L'arsenal de traitements contre le paludisme est limité. L'efficacité des médicaments antipaludiques est mise à mal par une résistance croissante et toujours émergente. L’Institut WRAIR a développé une expertise particulière sur les vaccins antipaludiques et les produits à base d'anticorps.

Anticorps monclonaux contre résistance aux antipaludiques

En dépit de décennies de recherche sur les vaccins antipaludiques, les vaccins candidats actuels ont jusque-là montré une faible efficacité dans les essais menés dans plusieurs pays d'Afrique. De nombreuses équipes de recherche suivent la piste des anticorps monoclonaux dirigés contre la protéine circumsporozoïte, la protéine sécrétée par les parasites du genre Plasmodium.

 

Premières preuves d'efficacité des Acm in vitro et in vivo : L’auteur principal, le Dr Sheetij Dutta, chef du Laboratoire de Vaccinologie du WRAIR et son équipe montrent in vitro, qu’un anticorps monoclonal (Acm) « CIS43 » est même plus efficaces contre l’infection de lignées de cellules hépatiques humaines par le parasite, tandis qu'un autre Acm, « mAb 317 » s’avère actif in vivo chez une souris un modèle d'infection. La différence de résultats des Acms testés pourrait refléter des sites distincts sur la protéine circumsporozoïte.

 

Avantages des Acm vs vaccins : contrairement aux vaccins, avec lesquels le développement de réponses protectrices peut nécessiter plusieurs doses et plusieurs mois, les Acm peuvent offrir une protection immédiatement après l'administration d'une dose injectable unique, cette protection peut durer des mois. Enfin, les Acm peuvent être développés à un coût très compétitif.

 

Le Dr Jason Regules, colonel et directeur du département paludisme de WRAIR conclut que ces premiers tests vont permettre de guider de futures recherches visant à isoler des anticorps monoclonaux spécifiques et puissants, adaptés aux formes résistantes de l’infection.