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SOLITUDE : Elle se lit dans le cerveau

Actualité publiée il y a 2 semaines 6 jours 53 min
Journal of Neuroscience
Une « simple » IRMf pourrait-elle « trahir » un sentiment de solitude ? (Visuel Fotolia 50031686)  )

Une « simple » IRM pourrait-elle « trahir » un sentiment de solitude ? Oui, en quelque sorte, répond cette équipe de neuroscientifiques de Dartmouth qui identifie une configuration spécifique, ou pas, que l’on soit solitaire ou pas, de l’activité neuronale lorsque l’on pense à soi-même ou plutôt aux autres. Des travaux présentés dans le Journal of neuroscience qui suggèrent ainsi que les représentations par le cerveau de soi-même et des autres sont plus ou moins connectées en fonction même de notre connexion aux autres.  

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La connexion sociale est essentielle au bien-être mental et physique. La façon dont le cerveau cartographie les relations avec les autres par rapport à soi-même reste mal comprise. Ces travaux de l’Université de Dartmouth révèlent ainsi que plus l’on se sent proche des autres émotionnellement, plus on se les « représente » de manière similaire -à soi-même- dans le cerveau. En revanche, les plus solitaires développent aussi une autoreprésentation neuronale plus solitaire, ou spécifique.

Des réseaux bien identifiés de la relation à soi et aux autres

L'étude est menée auprès de 50 participants âgés de 18 à 47 ans qui, avant de passer un scanner IRMf, ont nommé 5 proches et 5 contacts moins proches. Au cours de l'analyse, les participants étaient invités à porter des jugements sur les personnes plus proches et sur les connaissances qu'ils venaient de nommer, ainsi que sur 5 célébrités. L’analyse révèle comment le cerveau regroupe les représentations des personnes en fonction des niveaux de proximité :

  1. soi-même,
  2. son propre réseau social,
  3. les connaissances moins proches et les célébrités.
  • Plus les participants se sentent proches de quelqu'un, plus leur cerveau les représente dans le cerveau social ou le cortex préfrontal médian, la zone du cerveau associée au concept de soi ;
  • en revanche, les personnes plus solitaires présentent moins de similitude neuronale entre elles et les autres dans cette même zone du cortex préfrontal médian et les démarcations entre les 3 niveaux de proximité apparaissent plus floues au niveau de l’activité neuronale.
  • Plus on est seul, moins la représentation cérébrale de soi et des autres se ressemble

 

Pour les personnes qui ont « une vie sociale », les activités neuronales associées à leur propre représentation et celle de leurs proches sont assez similaires, mais ce n’est pas le cas des personnes qui souffrent de solitude. En synthèse, les personnes plus solitaires présentent à l’IRMf une activité neuronale vraiment différenciée de celle des autres.

 

Ces travaux qui illustrent comment l’isolement social semble être associée à des distorsions dans la cartographie neuronale montrent aussi tout l’impact mental et cognitif possible de la solitude.

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