SPIRITUALITÉ : Elle protège aussi la santé mentale
Facteur de prévention bien documenté de nombreuses maladies, et favorable au bien-vieillir, la spiritualité confirme ici son influence plus directe contre le suicide, les pensées ou idéation suicidaire. La pratique d’une religion, la méditation et la construction et le don d’un sens à la vie sont ainsi associés à la prévention du risque de suicide. Ainsi, la spiritualité apparaît telle une voie de prévention à privilégier, autant que possible et en particulier chez les patients ayant reçu un diagnostic psychiatrique, conclut cette revue systématique et méta-analyse publiées dans la Harvard Review of Psychiatry.
L’auteur principal, le Dr Bart van den Brink, du département de psychiatrie d'urgence du GGz Centraal, d’Amersfoort (Pays-Bas) note : « les différentes religions et visions de la vie, avec différentes dimensions protectrices, semblent exercer des effets relativement stables sur le risque de suicide. En particulier, certaines religions comportent des objections morales au suicide ».
L’étude est une large méta-analyse de 108 études publiées sur la relation entre la spiritualité et les comportements suicidaires et portant au total sur 30.610 participants âgés en moyenne de 30 ans. Les variables de la spiritualité ont définies selon 4 dimensions :
- l’appartenance : par exemple, l'affiliation à un groupe religieux ou spirituel et la force de cette affiliation ;
- le comportement : les objections morales au suicide, l'importance de la religion dans la vie du sujet, son engagement envers ses croyances, sa participation à un service religieux, son implication dans une organisation religieuse ou spirituelle et la prière ;
- la croyance et le sens de la vie : le sentiment d’avoir un but dans la vie et la confiance en une puissance supérieure ;
- les liens ou le bien-être spirituel et religieux, la conception de Dieu et le vécu d’expériences religieuses/spirituelles.
La spiritualité dans son ensemble, exerce globalement un effet protecteur faible mais significatif contre l’idéation et les comportements suicidaires.
- dans la dimension comportementale notamment, les objections morales au suicide et un lien religieux fort sont significativement et négativement associés au risque de suicide ;
- la pratique religieuse et l'implication organisationnelle n’apparaissent pas significativement associées à des niveaux inférieurs de suicide ; en fait, l'affiliation religieuse est même significativement associée à des niveaux légèrement plus élevés.
Mieux comprendre la relation entre les différentes dimensions de la spiritualité dont la religion, et de sa dynamique, peut être important pour le soutien aux patients psychiatriques. Cette nouvelle compréhension notamment de l’importance, pour le bien-être mental, d’avoir des croyances et un sens à sa vie, peut même permettre, selon les patients ou les personnes suicidaires, de favoriser certaines interventions de prévention.
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