STOP : La tachycardie orthostatique posturale, un symptôme de COVID long
Le syndrome de tachycardie orthostatique posturale (STOP) constitue un symptôme fréquent chez les patients atteints de COVID long, relève cette équipe du Karolinska Institutet (Suède) qui sensibilise aussi à un signe diagnostique de la maladie. L’étude, présentée dans la revue Circulation Arrhythmia and Electrophysiology, estime ainsi l’incidence du STOP à près d'un tiers des patients atteints de COVID long, vs 1 % en population générale.
Le STOP ou syndrome de tachycardie orthostatique posturale est un trouble inhabituel du rythme cardiaque déjà associé à la fatigue chronique. Il est caractérisé par une accélération anormale du rythme cardiaque lors du passage de la position couchée à la position debout. Se lever est difficile pour les personnes atteintes, qui ressentent des vertiges et préfèrent rester assises ou allongées (intolérance orthostatique). Leur rythme cardiaque peut également être plus rapide que la normale au repos et à l'effort.
Parmi les principaux symptômes, figurent cette augmentation significative de la fréquence cardiaque lors du passage de la position allongée à la position debout, ainsi qu'à l'effort, mais aussi des étourdissements, un brouillard cérébral et une fatigue prononcée. Les patients atteints de STOP ressentent en effet une grande fatigue et des difficultés de concentration, qui sont également des symptômes fréquents du COVID long.
Le STOP survient dans 2 cas de COVID long sur 3 et en particulier, chez les femmes d'âge moyen
L’étude est menée auprès de 467 participants diagnostiqués avec COVID long, non hospitalisés. 91 % d'entre eux étaient des femmes d'âge mûr, en bonne santé et physiquement actives avant de développer la maladie. 12 mois environ après le diagnostic, les participants ont subi des examens physiques et renseigné des questionnaires médicaux. Les participants qui présentaient le STOP ont été évalués par un cardiologue. L’analyse révèle :
- une prévalence de 31 % du STOP ou de ses symptômes chez ces participants atteints de COVID long ;
- 27 % présentaient des symptômes, mais ne répondaient pas précisément aux critères de diagnostic ;
- Ces participants avec diagnostic ou symptômes de STOP présentaient une fréquence cardiaque significativement plus élevée lors des tests de marche et rapportaient une moins bonne qualité de vie ;
- 42 % ne présentaient aucun symptôme de STOP.
Quelles implications ? Comme d’autres symptômes du COVID long,
le STOP peut être traité.
Le STOP peut être détecté grâce à des tests simples et peu coûteux, disponibles en soins primaires. Pour les personnes diagnostiquées, il existe des traitements qui peuvent soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie.
Ces participants vont être suivis pendant 4 à 5 ans afin d’évaluer la récupération et le niveau fonctionnel au fil du temps.
Ces connaissances sur l’association STOP/COVID long sont précieuses tant pour les professionnels de santé que pour les patients.
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