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STRESS : Éviter que les Fêtes n’en soient pour les parents

Actualité publiée il y a 9 mois 2 semaines 2 jours
Michigan Medicine
1 parent sur 4 admet avoir fixé « la barre trop haut » en termes de vacances et de Fêtes de fin d'Année idéales (Visuel C.S. Mott)

C’est un nouveau sondage national (américain) que nous propose l’équipe du C.S. Mott Children's Hospital de la Michigan Medicine, cette fois sur le stress des parents, à l’occasion des vacances de Noël. Ce nouveau "Mott Pol" révèle ainsi qu'1 parent sur 4 admet avoir fixé « la barre trop haut » pour ces vacances et ces Fêtes de fin d'Année idéales, et du coup, 1 parent sur 5 déclare que son niveau de stress pendant les vacances risque d'avoir des conséquences négatives sur la satisfaction et le bien-être des enfants.

 

Si les fêtes de fin d’année constituent l’un des moments les plus heureux de l'année pour les familles, avec l’émerveillement des enfants et la perpétuation des traditions, pour de nombreux parents tout faire pour répondre aux attentes des enfants entraîne du stress et de l'anxiété. Et cette anxiété des parents peut parfois nuire au bonheur des enfants souligne ce nouveau sondage : « Les parents sont submergés d'images décrivant les vacances de Noël comme une période de paix, d'amour et de joie. De nombreux parents cherchent à apporter à leurs enfants des souvenirs magiques, ce qui parfois n'est tout simplement pas possible », commente Sarah Clark, co-directrice du Mott Poll.

Beaucoup de stress en coulisses

Le sondage mené auprès de plus de 2.000 parents d'enfants âgés de 1 à 18 ans révèle que globalement, un parent sur 3 s’avoue stressé par les tâches supplémentaires liées aux achats et à l'organisation des vacances, et par leurs conséquences sur les finances du ménage. Ainsi,

 

  • presque tous les parents interrogés pensent que les vacances sont généralement un moment heureux pour leur famille ;
  • 1 parent sur 5 pense que son enfant a des attentes irréalistes ;
  • 1 parent sur 4 admet qu'il se fixe des objectifs trop ambitieux ;
  • 23% se déclarent stressés par les réunions de famille ;
  • 22% par la préparation de repas de Fêtes ;
  • 14% par les critiques éventuelles de membres de la famille concernant l’organisation de ces vacances
  • 1 parent sur 6 estime ainsi que son niveau de stress est élevé pendant ces vacances ;
  • près de 2 fois plus de mères que de pères déclarent un stress élevé ;
  • la plupart des parents reconnaissent que ce stress est négatif au bien-être de la famille,
  • 1 sur 5 reconnait que son niveau de stress affecte négativement le plaisir de son enfant.

 

«Tout ce qui se prépare en coulisses pour que cette vision devienne réalité a l'effet inverse pour certaines familles. Un stress parental excessif ajoute de la tension et réduit la joie des enfants ».

 

Tensions relationnelles, préoccupations financières : tout particulièrement en cette période de COVID réunir la famille tout en préservant la santé de tous les membres de la famille implique des inquiétudes supplémentaires. Et peut-être plus que lors des années précédentes, face à l’incertitude de l’avenir, le stress peut être lié à l’organisation ou encore financier. Enfin, la présence des enfants à la maison peut aussi être un facteur de stress : parmi les parents d'enfants scolarisés, 23 % des mères et 14 % des pères confient que le fait d'avoir leur enfant tout le temps à la maison est source de stress. Et un parent sur 3 se déclare soulagé lorsque son enfant retourne à l'école !

 

Les parents doivent aussi « recharger leurs batteries », conseillent les psychologues d’Ann Arbor, et tout particulièrement les mamans qui sont 2 fois plus fréquemment stressées que les pères par ces préparatifs des Fêtes.

 

Ne pas perdre de vue la réalité : de nombreux parents déclarent se fixer des objectifs irréalisables en regard de leurs moyens. Les psychologues suggèrent donc de discuter des projets en famille, les parents se faisant parfois des idées fausses sur les souhaits des enfants.

 

Rompre la routine, mais pas trop : la plupart des parents interrogés déclarent conserver les mêmes routines ou de les assouplir légèrement pendant les vacances d'hiver, mais d'autres reconnaissent renoncer totalement aux  règles habituelles comme,

  • le temps passé devant un écran : 20%
  • l'heure du coucher : 19%
  • recevoir plus souvent des amis : 14%
  • consommer de la « malbouffe » : 13%
  • passer des « soirées pyjama » : 13%

 

« En tout, les parents doivent s'efforcer de trouver un juste milieu qui permet aux enfants de s'éloigner de la routine de l'année scolaire sans favoriser le manque de sommeil, une mauvaise alimentation ou le stress de la famille ».