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SYNDROME des OVAIRES POLYKYSTIQUES : La metformine aide la mère mais induit l’obésité chez l’enfant

Actualité publiée il y a 12 heures 29 min 18 sec
The Lancet Child & Adolescent Health
Les enfants exposés à la metformine in utero peuvent par la suite présenter un risque d’obésité plus élevé

La metformine, un antidiabétique oral (ADO) courant est souvent utilisé pour accroître les chances de grossesse chez les femmes atteintes du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) et si le médicament peut favoriser les taux de naissance chez ce groupe de femmes, il peut aussi augmenter le risque d’obésité chez l’enfant, révèle cette étude de la Norwegian University of Science and Technology. Une étude publiée dans le Lancet Child & Adolescent Health qui conclut qu’à l’âge de 8 ans, ces enfants exposés à la metformine in utero ont en moyenne un indice de masse corporelle (IMC) et un tour de taille supérieurs.

 

Le SOPK se caractérise par une anomalie chronique ou une absence d'ovulation (anovulation) et une production excessive d'hormones mâles (hyperandrogénisme). Les principaux symptômes de ce trouble sont des cycles menstruels irréguliers, l'infertilité, l'hirsutisme et l'acné. Cette affection est le trouble endocrinien le plus courant chez les femmes soit chez 5 à 10 % des femmes en âge de procréer. La metformine est souvent utilisée pendant la grossesse lorsque la mère est atteinte du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK). Une étude de la même université a d’ailleurs montré que la metformine permettait de réduire les taux de fausses couches et de naissances prématurées.

 

L’étude révèle donc que les enfants exposés à la metformine in utero peuvent par la suite présenter un risque d’obésité plus élevé : « nous ne pouvons pas exclure que ces enfants auront davantage de problèmes de santé à l'âge adulte », ajoute l’auteur principal, Liv Guro Engen Hanem, étudiante au doctorat à la Norwegian University of Science and Technology. L’étude a suivi 257 femmes enceintes atteintes de SOPK entre 2005 et 2009, qui recevaient de la metformine ou un placebo pendant leur grossesse. Les chercheurs ont ensuite suivi 141 de leurs enfants et relevé leur taille, poids, IMC et tour de taille aux âges de 5 à 10 ans. Les enfants exposés in utero à la metformine ont été comparés à des enfants témoins non exposés.

  • Les résultats montrent que les enfants de 8 ans exposés à la metformine in utero (dans l'utérus) présentent, en moyenne un indice de masse corporelle (IMC) et un tour de taille supérieurs ;
  • Or, un IMC plus élevé entraîne des effets négatifs et un risque accru d’obésité plu tard dans la vie ; un tour de taille plus élevé est associé à une répartition défavorable de la graisse corporelle ;
  • les enfants nés de mères atteintes du SOPK mais non exposés à la metformine ne présentent aucune augmentation de l’IMC, du poids ou du tour de taille.

 

 

Alors que des millions de femmes enceintes utilisent la metformine, en partie en cas de SOPK, mais le plus souvent de diabète gestationnel, ces résultats, contraires à l'hypothèse d’origine, alertent sur un risque d'obésité accru pour les enfants exposés in utero, plus tard dans la vie. Les chercheurs concluent que le rapport bénéfice -risque de la metformine en cas de SOPK devrait être reconsidéré.


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