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TUBERCULOSE : En cause la malnutrition et l’immunodéficience acquise

Actualité publiée il y a 3 semaines 3 jours 11 heures
BMC Global and Public Health
L’objectif est de s’attaquer à l’immunodéficience nutritionnelle acquise, l’un des principaux moteurs de la pandémie de tuberculose (TB) (Visuel Adobe Stock 635603902)

L’objectif est de s’attaquer à l’immunodéficience nutritionnelle acquise, l’un des principaux moteurs de la pandémie de tuberculose (TB) première cause de mortalité infectieuse dans le monde, avec 10,6 millions de cas et plus de 1,6 million de décès chaque année. Cette équipe de l'Université de Boston révèle ainsi, dans le BMC Global and Public Health, l’impact de ce déterminant clé de la tuberculose, et engage à la détecter et la prévenir pour éliminer la TB.

 

1 nouveau cas de TB sur 5 est imputable à la malnutrition,

écrivent les chercheurs de l'université de Boston, de l'université Cornell et de l'université de Virginie. Comme le VIH/SIDA, la malnutrition est une cause d’immunodéficience secondaire, connue sous le nom de syndrome d’immunodéficience nutritionnellement acquise (N-SIDA). Cependant, cette forme d’immunodéficience acquise reste très négligée en regard du VIH/SIDA dans les efforts mondiaux de santé publique.

 

Cette étude de synthèse a examiné des décennies de données et démontre que le N-SIDA, tout comme le VIH/SIDA, mérite également une attention toute particulière dans les efforts de lutte contre la TB : l’auteur principal, le Dr Pranay Sinha, professeur de médecine à l'Université de Boston, résume la situation : « bien qu'il y ait eu d'importants progrès technologiques pour détecter et traiter la TB, nous ne pourrons pas réduire radicalement les taux d'incidence et de mortalité de la maladie sans agir sur la malnutrition ».

Lutter contre la malnutrition, c’est aussi lutter contre la TB

L’analyse les données de 25 études portant sur la nutrition et la tuberculose, confirme que :

 

  • la malnutrition est la principale cause d’immunodéficience dans le monde : « Les personnes souffrant de malnutrition sévère, comme les personnes vivant avec le VIH, encourent un risque très accru de tuberculose. Nos connaissances sur la malnutrition doivent nous aider à détecter, traiter et prévenir la tuberculose ».
  • l’incidence de la tuberculose parmi les contacts familiaux des personnes atteintes de TB peut être réduite de 40 % à l’aide d’un panier alimentaire peu coûteux ;
  • l’action contre la malnutrition pourrait apporter plusieurs avantages au-delà de la TB, et pour la santé globale ;
  • les interventions nutritionnelles sont autant d’opportunités pour détecter, prévenir et traiter la TB.

 

Il s’agit de repenser la gestion des personnes atteintes de TB et donc les stratégies d’investissements sanitaires pour l’éradiquer.