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VACCIN COVID ARNm : Sécurité, le temps des bilans

Actualité publiée il y a 6 mois 3 semaines 1 jour
The Lancet Infectious Diseases
Cette vaste étude américaine nous propose l’un des premiers grands bilans des effets secondaires des vaccins à ARN messager (ARNm) contre le COVID-19 (Visuel Adobe Stock 269873543)

Cette vaste étude américaine nous propose l’un des premiers grands bilans des effets secondaires des vaccins à ARN messager (ARNm) contre le COVID-19 : avec une conclusion plutôt positive, la plupart des effets recensés sont légers et temporaires. Ces toutes nouvelles données, publiées dans le Lancet Infectious Diseases, qui portent sur près de 300 millions d’injections, révèlent néanmoins une incidence des effets secondaires un peu plus élevée après la seconde dose du vaccin.

 

Les chercheurs analysent ici les données des 2 grands systèmes de surveillance américains des effets secondaires de médicaments, le Vaccine Adverse Event Reporting System (VAERS) et « v-safe » -un système géré par les CDC, développé spécifiquement pour le programme de vaccination COVID-19-  et les données autodéclarées d’effets secondaires après l’injection de plus de 298 millions de doses de vaccin ARNm COVID-19, entre décembre 2020 et juin 2021. L’analyse de ces données suggère que la plupart des effets secondaires se résolvent 1 ou 2 jours après la vaccination, que 92 % de ces événements indésirables signalés n'étaient pas graves, et que moins de 1 % d’entre eux ont nécessité une recherche de soins médicaux.

"Aucun schéma inhabituel n'a émergé dans ces effets indésirables"

L’analyse porte sur les 2 vaccins ARNm COVID-19 - Pfizer-BioNTech (BNT162b2) et Moderna (ARNm-1723) qui avaient préalablement démontré un bon profil d'innocuité dans les essais cliniques, avec des effets bénins tels que la douleur au site d'injection, la fatigue et les maux de tête. Les effets secondaires pris en compte correspondaient à l’injection de plus de 298 millions de doses réparties en 132 millions de vaccin Moderna et 167 millions de doses du vaccin Pfizer.

 

À partir du système VAERS : plus de 340.000 déclarations d'effets indésirables ont été enregistrées sur le système VAERS avec les caractéristiques suivantes :

 

  • 92 % enregistrées comme non graves, notamment
  • des maux de tête (20 %),
  • de la fatigue (17 %),
  • de la fièvre (16 %),
  • des frissons (16 %),
  • des douleurs (15 %).
  • 6,6 % des effets secondaires ont été enregistrés comme « graves », dont,
  • l'essoufflement (15 %),
  • des décès pour 1,3 % et à 80 % intervenant chez des personnes âgées de 60 ans ou plus.

 

Ici, les chercheurs notent à la fois l’urgence avec laquelle les vaccins COVID-19 ont été administrés, en particulier parmi les populations âgées, et rappellent que ce groupe présente en dehors de toute vaccination, un taux de mortalité de base plus élevé. Selon les chercheurs, « les résultats suivent des schémas similaires de taux de mortalité pour les personnes de ce groupe d'âge suite à d'autres types de vaccinations chez les adultes ».

 

À partir du système v-safe : l'analyse des données de 8 millions de participants à v-safe révèle que :

 

  • plus de la moitié des réactions déclarées sont « locales »,
  • évidemment les autres effets post-vaccination étant systémiques ;
  • l’incidence des effets secondaires est plus élevée après la deuxième dose que la première dose ;
  • la plupart des effets secondaires sont signalés le lendemain de la vaccination ;
  • dans leur grande majorité ce sont des effets « légers », comprenant,
  • la fatigue (34 % après la première dose, 56 % après la deuxième dose),
  • les maux de tête (27 % après la première dose, 46 % après la deuxième dose),
  • une douleur au site d'injection (66 % après la première dose, 69 % après la deuxième dose).
  • L’incapacité de travailler, d'effectuer des activités normales ou la recherche de soins médicaux sont plus fréquentes après la deuxième dose (32 %) qu'après la première dose (12 %) ;
  • moins de 1 % des personnes ayant déclaré un effet à v-safe ont consulté un médecin.

 

Des données donc très rassurantes en particulier sur le caractère très passager -donc léger- de ces effets secondaires.

 

Certes, ce bilan est effectué sur des données auto-déclarées et sans démonstration de la relation de cause à effet entre la vaccination et les événements indésirables. Mais il suggère, plus que fortement, et à partir d'une masse énorme de données, le niveau élevé de sécurité des vaccins COVID à ARNm.  Enfin, les experts notent qu’aucun schéma inhabituel n'a émergé dans ces effets indésirables : « il n’y a pas eu de signaux inattendus autres que la myopéricardite et l'anaphylaxie, des effets pourtant déjà connus comme pouvant être associés aux vaccins à ARNm ».