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VACCIN COVID Pfizer : La seconde dose et probablement une troisième…

Actualité publiée il y a 1 semaine 4 jours 14 heures
ECCMID
Un message, les 2 doses sûrement mais peut-être aussi dans quelques mois, une troisème "réactualisée" (Visuel Adobe Stock 331786956)

Cette étude des niveaux anticorps dans la salive produits après la vaccination avec le vaccin Pfizer COVID montre à la fois l'importance de la deuxième dose de vaccin et suggère la nécessité de « mettre à jour » les vaccins pour lutter contre les nouveaux variants préoccupants. C’est la démonstration de cette équipe de virologues et biologistes de l’Institut des sciences naturelles et médicales de l'Université de Tübingen (Allemagne) qui présentent leurs données au dernier Congrès de la Société européenne de microbiologie clinique et des maladies infectieuses (European Society of Clinical Microbiology and Infectious Diseases- ECCMID). Avec un message, les 2 doses sûrement mais peut-être aussi dans quelques mois, une troisème "réactualisée".

 

Si les vaccins ont permis l’amorce d’une maîtrise de la pandémie dans certains pays, l’émergence et la circulation à la hausse de certains variants dont « Delta » sont préoccupantes et on ignore toujours si les vaccins actuellement disponibles suffiront à endiguer la circulation du virus au fur et à mesure de son évolution et de ses mutations. La protection générée contre le virus par la vaccination est normalement évaluée par la réponse en anticorps neutralisants capable d’éliminer le virus et de protéger l’hôte. Cependant, on sait que les vaccins actuels ont tous été conçus contre la souche virale d'origine ou «souche sauvage »), et l’on connait encore mal leur capacité de protection contre les nouveaux variants alpha (Kent/UK), bêta (Afrique du Sud) delta (Inde) ou gamma (Brésil). Une étude récente a ainsi suggéré que la variante indienne résiste au vaccin Pfizer-BioNTech.

Pourquoi il faut "finir" son schéma de vaccination

La salive, première ligne de défense : afin d’évaluer la protection apportée par le vaccin contre différentes variantes, les chercheurs ont d'abord profilé les anticorps générés par la vaccination, puis ont examiné leur capacité de neutralisation. En plus des anticorps circulant dans le sang, ils ont vérifié la présence d'anticorps dans la salive en tant que « première ligne de défense ».

 

L’étude a testé les échantillons sanguins de 23 participants âgés de 26 à 58 ans, à 22% des femmes, vaccinés avec le vaccin Pfizer BioNTech après les 1è et 2è doses. Puis des échantillons de 35 donneurs de sang infectés (40-78 ans, 29 % de femmes), 27 donneurs de salive infectés (25-58 ans, 63 % de femmes) et 49 donneurs de salive non infectés (25 ans -38 ans, 55% de femmes) et également des échantillons de « contrôle » de sang et de salive provenant de banques et stockés avant le début de la pandémie ont été analysés.

 

  • L’analyse des échantillons de salive notamment révèle que les individus vaccinés présentent de grandes quantités d'anticorps par rapport aux individus infectés, ce qui suggère que la vaccination offre non seulement une protection contre l'infection, mais qu’en cas d’infection, elle réduit le risque de transmission ;
  • le nombre d'anticorps produits et la protection offerte par la vaccination augmentent considérablement après l'administration de la 2è dose de vaccin, ce qui fait dire aux auteurs que la 2è dose est essentielle ;
  • au moment de l'étude, les 2 variantes préoccupantes étaient alpha et bêta, les chercheurs ont donc regardé si la protection offerte contre ces 2 variantes était similaire ou différente de celle offerte contre la souche sauvage : l’analyse constate que :
  • l’absence de réduction des anticorps neutralisants contre le variant alpha ;
  • une réduction substantielle des anticorps neutralisants contre le variant bêta.

 

Il est donc nécessaire d'actualiser constamment les vaccins pour garantir une protection maximale contre les différentes souches du virus. Depuis, le virus a continué à muter, le variant delta étant désormais la souche dominante à l'échelle mondiale. Les tests ont été adaptés de manière à inclure davantage de variants préoccupants (eta, iota, zeta, thêta, kappa et epsilon ), y compris les souches identifiées chez le vison l'année dernière.

 

Il reste ensuite la question de la durée de la protection induite par les vaccins actuels et de la nécessité probable d'un rappel non seulement pour maintenir la protection en général, mais aussi pour offrir une protection suffisante contre les variants.