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VACCINATION COVID-19 : Des cas de Guillain-Barré jusqu'à 10 fois plus fréquents

Actualité publiée il y a 3 mois 4 jours 14 heures
Annals of Neurology
2 études de cas font état de plusieurs cas de syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique rare, documentés après la vaccination contre le COVID-19 (Visuel Adobe Stock 331786956).

2 études de cas, publiées dans les Annals of Neurology font état de plusieurs cas de syndrome de Guillain-Barré, un trouble neurologique rare, documentés après la vaccination contre le COVID-19. Ces 2 études menées en Inde et en Angleterre décrivent une variante inhabituelle de Guillain-Barré et suggèrent une réponse immunitaire croisée à la protéine de pointe SARS-CoV-2 et à certains composants du système immunitaire périphérique.

 

Le syndrome de Guillain-Barré (SGB) est une neuropathie post-infectieuse, généralement caractérisé par une faiblesse musculaire qui se développe rapidement, et une absence de réflexes. On pense que le SGB est une maladie auto-immune déclenchée par un stimulus externe. Son incidence annuelle est estimée à 1 cas sur 50.000 à 90.000 personnes. Son pronostic est variable et peut comprendre une incapacité motrice plusieurs mois après le début de la maladie et le décès.

11 cas viennent d'être documentés en Inde et en Angleterre

  • En Inde, 7 cas ont été signalés dans un centre médical régional du Kerala, où environ 1,2 million de personnes ont été vaccinées avec le vaccin AstraZeneca (ChAdOx1-S/nCoV-19) ;
  • En Angleterre, ce sont 4 cas qui ont été signalés à Nottingham, dans une région où 700.000 personnes ont été vaccinée également avec le le vaccin AstraZeneca ;
  • Le syndrome de Guillain-Barré a été diagnostiqué chez ces 11 cas 10 à 22 jours après la vaccination ;

 

Selon les scientifiques, le nombre de cas recensés de SGB dans ces régions représente jusqu'à 10 fois l’incidence « normale ».

 

Quel processus ? A ce stade des recherches la relation causale reste à démontrer. Cependant, si c’était le cas, les chercheurs suggèrent une réponse immunitaire croisée à la protéine de pointe SARS-CoV-2 et à certains composants du système immunitaire périphérique.

 

Les auteurs appellent donc les cliniciens à surveiller l’apparition de ce syndrome neurologique rare, suite à l'administration de vaccins anti-COVID-19.