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VARIOLE du SINGE : Elle continue à circuler chez les HSH

Actualité publiée il y a 1 mois 6 jours 17 heures
MMWR
Bien que les cas de mPox aient fortement diminué depuis l'épidémie mondiale de 2022, la variole du singe continue de circuler à bas bruit chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes HSH) (Visuel Adobe Stock 506616350)

Bien que les cas de mPox aient fortement diminué depuis l'épidémie mondiale de 2022, la variole du singe continue de circuler à bas bruit chez les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes HSH), conclut cette large analyse d’une équipe d’épidémiologistes de l’Université de Californie Los Angeles (UCLA). Ces données réactualisées, publiées dans le Morbidity and Mortality Weekly Report (MMWR) des US Centers for Disease Control and Prevention (CDC) appellent les HSH à la vigilance et rappellent l’importance de la vaccination.

 

La variole du singe est une infection endémique en Afrique qui se transmet par contact peau à peau. L'infection provoque de la fièvre et des cloques cutanées douloureuses et se résorbe généralement d'elle-même, mais peut aussi entraîner – rarement- la mort chez les personnes immunodéprimées.

 

L’épidémie est en forte diminution depuis fin 2022 grâce aux efforts d’éducation et de vaccination. Cependant,

la réémergence du mPox reste une menace réelle,

en raison de la faible couverture vaccinale chez les HSH et une connaissance incomplète des risques dans les groupes plus vulnérables. Ainsi, aux Etats-Unis, de petites flambées locales ont récemment émergé, dans des zones défavorisées, notamment à Chicago et à Los Angeles. Ces résurgences ont incité à mieux analyser les sources et les groupes de transmission.

 

L’étude, menée de juin à décembre 2023, a analysé les données de 196 participants, à 45 % étaient des femmes, 20 % des enfants. 10 % avaient un logement instable et plus de la moitié faisait partie des minorités.

 

  • Mpox a été diagnostiqué chez 3 soit 1,5 % des participants, tous HSH ;
  • tous non vaccinés contre mpox ;
  • tous ayant déclaré avoir eu des relations sexuelles avec un ou plusieurs partenaires, dans les semaines précédant le diagnostic.

 

L’auteur principal, le Dr David Talan, professeur de médecine d'urgence/maladies infectieuses à l'UCLA analyse ainsi ces résultats : « si l’étude était menée auprès d’un nombre très modeste de participants, cela nous a permis de vérifier si l'infection se produisait chez des participants non HSH et non vaccinés ».

 

L’émergence de nouvelles souches de mPox : les responsables de la santé publique surveillent actuellement de près une nouvelle souche de mPox en circulation en République démocratique du Congo, « qui semble plus transmissible et virulente », note l’un des auteurs principaux, le Dr Carl Berdahl, professeur de médecine d'urgence au Cedars-Sinai Medical Centre de Los Angeles.