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VISION : Une prothèse rétinienne pour recouvrer la vue

Actualité publiée il y a 1 année 7 mois 2 jours
Communications Materials
Cet implant rétinien pourrait permettre de restaurer la vision chez les mal-voyants (Visuel Alain Herzog / 2021 EPFL)

Cette équipe de bioingénieurs de l’Ecole Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) relève ici l'un des principaux défis scientifiques, restaurer une vision « artificielle », par des stimulations électriques de la rétine, chez les personnes souffrant de cécité. Cet implant rétinien, ici documenté dans la revue Communications Materials, promet d'apporter au sujet une image reproduite et simplifiée de la réalité.

 

Diego Ghezzi, spécialiste en neuro-ingénierie à l'EPFL et son équipe travaillent depuis 2015 au développement de cette prothèse qui se place contre la rétine de l'œil, fonctionne avec des lunettes intelligentes munies d'une caméra et d'un ordinateur, et offre, via un implant cérébral muni d'électrodes, cette vision artificielle aux personnes non et mal-voyantes.

La minicaméra, placée sur la monture des lunettes, capture les images

La minicaméra placée sur les lunettes capture le champ de vision, transmet ces images à un mini-ordinateur situé lui-aussi sur l'une des branches des lunettes. L'ordinateur convertit ces données image en signaux lumineux envoyés aux électrodes de l’implant qui stimulent les cellules de la rétine.

 

Une image reproduite et simplifiée : si le patient ne perçoit pas la réalité, il perçoit l’image simplifiée, à ce stade en noir et blanc, reconstituée à partir des données capturées par la caméra puis converties en signaux pour la rétine. Le patient doit apprendre à interpréter ces images un peu simplifiées pour pouvoir discerner des formes et objets. L’implant comprend pas moins de 10.500 électrodes générant chacune un point lumineux : «On s'est demandé si ce nombre était suffisant ou excessif. En effet, il s'avère important de trouver le juste milieu afin que l'image ne devienne pas confuse », précisent les chercheurs dans leur communiqué. Le patient doit en effet pouvoir distinguer deux points proches sans les confondre et le nombre de points (cf pixels) doit être suffisant pour que la résolution soit satisfaisante.

 

Quel angle de vision ? Une fois la question de la résolution résolue, les scientifiques ont effectué des expériences sur l'angle du champ de vision avec des ouvertures allant de 5 à 45 degrés. L’équipe a pu ainsi déterminer un point de saturation autour de 35 degrés.

 

Bientôt des essais cliniques ? Les ingénieurs s’accordent sur la nécessité d'améliorer encore les capacités du dispositif avant qu’il puisse être testé cliniquement. La mise en œuvre de tests chez les humains nécessitera une autorisation d’implanter le dispositif chez des personnes non-voyantes.

Il faudra encore un peu de patience avant l’utilisation du dispositif en clinique...

 

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