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VOYAGE dans l’ESPACE : Il accélère le vieillissement cellulaire

Actualité publiée il y a 5 jours 2 heures 38 min
Cell Stem Cell
La microgravité et le rayonnement cosmique, peuvent accélérer le vieillissement moléculaire des cellules souches sanguines (Visuel Adobe Stock 1213280381).

Les vols spatiaux accélèrent le vieillissement des cellules souches humaines, concluent ces scientifiques de l'Université de Californie (UC) à San Diego. Leurs travaux, présentés dans la revue Cell Stem Cell, révèlent un stress génétique, mitochondrial et inflammatoire induit par l'espace dans les cellules souches hématopoïétiques, et offrent un aperçu du vieillissement et du risque de maladies, lors de voyages spatiaux de longue durée.

 

L’un des auteurs principaux, le Dr Catriona Jamieson, explique que « l'espace est un test de stress ultime pour le corps humain ». « Nos résultats sont d'une importance cruciale car ils montrent que les facteurs de stress spatiaux, comme

la microgravité et le rayonnement cosmique, peuvent accélérer le vieillissement moléculaire des cellules souches sanguines.

Comprendre ces changements va nous aider non seulement à mieux protéger les astronautes lors de missions de longue durée, mais aussi à modéliser le vieillissement humain et des maladies comme le cancer, sur Terre ».

 

De précédentes recherches menées par la NASA ont montré que les vols spatiaux peuvent affecter la fonction immunitaire et la longueur des télomères, marqueur de santé cellulaire et de longévité.

 

L'étude a suivi, avec l’aide de l’IA, les changements génétiques, physiologiques, cognitifs et microbiens des cellules souches des astronautes, lors de 4 missions SpaceX vers la Station spatiale internationale. L’analyse constate :

 

  • une altération de l'expression génétique, des modifications de la longueur des télomères et du microbiome intestinal ;
  • une accélération du vieillissement des cellules souches et progénitrices hématopoïétiques humaines (CSPH), essentielles à la santé du sang et du système immunitaire ;
  • les cellules ont perdu une partie de leur capacité à produire de nouvelles cellules saines, sont devenues plus sensibles aux dommages à l'ADN et présentent des signes de vieillissement accéléré aux extrémités de leurs chromosomes après le vol spatial :
  • ce sont autant de marqueurs de vieillissement accéléré ;

  • nombre de ces changements s’inversent voire reviennent à la normale après le retour sur Terre ;
  • cependant, certains changements sont persistants, tels qu'une augmentation du nombre de télomères raccourcis, certaines perturbations de l'expression génétique, qui sont autant de signaux d’alarme, pour les missions spatiales plus longues.

 

La recherche fournit un aperçu mécaniste détaillé de la manière dont l'espace déclenche le vieillissement moléculaire, un phénomène déjà suggéré par de précédentes recherches mais qui n’avaient pu le décrypter pleinement au niveau cellulaire.

 

On retiendra donc que des cellules souches embryonnaires humaines exposées à 32 à 45 jours de vol spatial présentent des signes caractéristiques de vieillissement, dont des signes d'usure moléculaire, comme des lésions de l'ADN et des extrémités chromosomiques plus courtes (télomères), des signes d'inflammation et de stress au sein de leurs mitochondries.

Des réponses au stress qui peuvent altérer la fonction immunitaire et augmenter le risque de maladies.

Avec des implications non seulement pour la santé des astronautes et des futurs voyageurs de l'espace, mais aussi pour la compréhension des mécanismes du vieillissement et des maladies liées à l'âge, comme le cancer.